Des résultats semestriels qui confortent Free comme « l'un des principaux opérateurs de télécommunications en France ». Tel est le commentaire que fait l'opérateur en dévoilant ses chiffres pour les six premiers mois de l'année.

Si Free n’a peut-être pas le meilleur réseau mobile, selon les mesures effectuées en 2017 par le régulateur des télécommunications, l’opérateur français peut au moins se targuer d’avoir une offre commerciale très attractive. La preuve avec les résultats du premier semestre 2017 que le groupe vient de présenter vendredi 1er septembre : ses clients dans le mobile sont désormais plus de 13 millions.

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Du côté du mobile et de la 4G

Avec sa double formule — l’abonnement principal est facturé 19,99 euros par mois et le second est à 2 euros, sauf remise spéciale pour les abonnés Freebox –, la filiale d’Iliad est parvenue au 30 juin à rassembler une base de plus de 13,14 millions de mobinautes. Ils n’étaient « que » 12 millions l’an dernier et pratiquement 11 millions deux ans auparavant. Free estime sa part de marché à 18,5 %.

« En continuant d’enrichir régulièrement son offre pour le même prix, Free a conservé son statut de 1er recruteur […] depuis le lancement de ses activités mobiles », s’est félicitée la firme, notant que ce deuxième trimestre est le 22ème consécutif où elle arrive en tête du nombre de nouveaux abonnés recrutés, une fois qu’ont été retranchées les résiliations (200 000 sur le trimestre et 440 000 sur le semestre).

Free a aussi donné des nouvelles de ses clients au très haut débit mobile (4G). N’ayant pas d’accord d’itinérance avec un opérateur concurrent, le groupe ne peut compter que sur ses propres forces. Il n’empêche : la 4G est une réalité pour 6,8 millions de ses clients, soit plus d’un abonné sur deux. En moyenne, un mobinaute consomme chaque mois 6,6 Go avec sa formule 4G, précise l’opérateur.

CC Alexandre Delbos

Au sujet du fixe et de la fibre optique

Du côté du fixe, dont la part de marché est de 24 %, Free peut compter sur une clientèle forte de 6,5 millions d’abonnés, haut et très haut débit. Mais si l’entreprise « conforte sa place de premier opérateur alternatif », elle a toutefois accusé « un ralentissement dans les recrutements nets » du fait du « fort contexte concurrentiel et [de] l’intensité des promotions des concurrents ». En outre, le marché est mûr.

Concernant plus spécifiquement la fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH), le premier semestre a été marqué par le raccordement de 900 000 nouvelles prises, pour un total de 5,3 millions. Mais raccordement ne signifie pas abonnement. L’opérateur ne compte « que » 420 000 abonnés à la fibre optique jusqu’au domicile. Près d’un quart d’entre eux (110 000) a été recruté… sur ce semestre.

Il faut toutefois noter une accélération. Les recrutements effectués lors des six premiers mois de l’année sont aussi nombreux que ceux enregistrés tout au long de 2016. Faut-il y voir enfin un décollage, au moins chez Free ? Il faudra voir la tendance pour le semestre suivant. En tout cas, l’opérateur affiche sa satisfaction : il « se positionne comme le 1er opérateur alternatif en FTTH ».

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