Rimac a officialisé la version de série de son hypercar Concept Two. Rebaptisé Nevera, le bolide aura le sens de la démesure : puissance atteignant presque 2 000 chevaux, vitesse maximale de 412 km/h et... facture de 2 millions d'euros.

Il y a un peu plus de trois ans, à l’occasion du salon automobile de Genève, Rimac se rendait en Suisse avec une grande ambition : lancer une hypercar 100 % électrique capable d’assurer une accélération vertigineuse. À l’époque, le concept s’appelait la Concept Two. Dans un communiqué publié le 1er juin, le constructeur croate matérialise son fantasme en officialisant la voiture de série, rebaptisée Nevera (en référence à une tempête méditerranéenne) et bénéficiant d’un meilleur comportement aérodynamique (amélioration de 34 % en matière d’efficience).

Si le nom a changé, les performances donnent toujours le tournis — les caractéristiques aussi. Avec une puissance qui atteint presque les 2 000 chevaux, la Rimac Nevera engloutira le 0 à 96 km/h en 1,85 seconde. Une accélération qui la place au niveau de la Koenigsegg Gemera, une hybride qui met 1,9 seconde à passer à 100 km/h ou encore la Pininfarina Battista (moins de 2 secondes sur l’exercice). Sur le segment électrique, seul le Roadster de Tesla pourrait faire mieux, mais il aura besoin du pack SpaceX composé de mini-fusées.

Rimac Nevera // Source : Rimac

2 millions d’euros pour cette Rimac démesurée

«  Cette voiture est née pour surperformer et mettre la barre encore plus haut, redéfinissant les normes des voitures axées sur la performance », clame Mate Rimac, fondateur et CEO du constructeur. Pour arriver à de telles prestations qui tuent toute forme de raison, la Nevera est équipée de quatre moteurs indépendants reposant sur une architecture atypique (deux vitesses pour les blocs à l’arrière, une seule pour ceux à l’avant).

Cette conception permet d’assurer des performances au démarrage comme sur la durée. Les moteurs sont alimentés par deux batteries cumulant une capacité de 120 kWh, intégrées dans une structure monocoque en fibre de carbone. Elles sont refroidies par un système liquide et offriraient une autonomie de 550 kilomètres — une prouesse au regard de l’accent ultra sportif. Rimac a veillé à ce que l’équilibre soit quasi parfait, avec une répartition de la masse à 48/52 entre l’avant et l’arrière. 

Parmi les autres performances, on note :

  • Vitesse maximale de 412 km/h ;
  • 0 à 161 km/h en 4,3 secondes ;
  • 0 à 300 km/h en 9,3 secondes ;
  • 400 mètres avalés en 8,6 secondes (les meilleures voitures conçues pour le dragster le font en moins de 5 secondes selon la FIA).
Rimac Nevera // Source : Rimac

Pour que les futurs propriétaires — celles et ceux prêts à signer un chèque de 2 millions d’euros pour s’offrir l’un des 150 exemplaires — puissent dompter le bolide, Rimac a mis au point un coach animé par une intelligence artificielle. Grâce à un dispositif poussé (12 capteurs à ultrason, 13 caméras, 6 radars), il peut évaluer les performances et fournir des conseils pour s’améliorer quand on conduit la Rimac sur une piste — son meilleur terrain d’expression.

La Nevera s’appuiera sur plusieurs modes de conduite :

  • Drift (plus de couple à l’arrière),
  • Comfort (mode équilibré),
  • Range (plus d’autonomie),
  • Track (puissance maximale)
  • et deux modes Custom (à personnaliser).
Rimac Nevera // Source : Rimac

Bien évidemment, on pourra personnaliser sa Nevera à l’envi, sachant que plusieurs variantes seront proposées. Chaque futur acquéreur devra se rendre en Croatie pour configurer son bolide comme il l’entend. On espère que le billet d’avion en première classe est fourni, à ce prix.

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