Avec un prix de 36 990 €, la nouvelle Tesla Model 3 Propulsion est le modèle le plus accessible de la marque. Cela ne vient pas sans concessions, mais la berline s’avère être un bien meilleur compromis que le Model Y de même gamme. Et si c’était donc elle, la Tesla à acheter en 2026 ? Voici notre verdict après l’avoir essayée.

Sans véritables nouveautés, Tesla capitalise sur sa gamme existante en multipliant les déclinaisons, notamment des Model Y et Model 3. Au mois d’octobre 2025, le SUV et la berline ont gagné des versions plus abordables baptisées « Standard ». Remplaçant les modèles entrée de gamme, celles-ci ont déjà abandonné leur appellation pour ne faire figurer que leur motorisation. Ainsi, la Tesla Model 3 « de base » s’appelle désormais simplement Propulsion.

J’ai essayé cette nouvelle version qui fait le pari de l’essentiel pour séduire. Il faut dire que son prix de 36 990 € (hors remises potentielles) est un atout des plus alléchants. Une véritable affaire en 2026 ? C’est ce que nous allons voir.

Design extérieur de la Tesla Model 3 Propulsion (2026) : le jeu de l’unique différence

Contrairement au Model Y entrée de gamme, la Model 3 conserve exactement la même esthétique que les modèles Premium. Aucun changement au niveau des boucliers, des phares — toujours adaptatifs — ou de la signature lumineuse n’a été opéré pour réaliser des économies.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Quasi aucune différence extérieure pour la Tesla Model 3 Propulsion (2026). // Source : Robin San Vicente pour Numerama

La seule véritable différence ici, ce sont les jantes. Comme les déclinaisons plus haut de gamme, elles sont de 18 pouces. En revanche, ces dernières sont habillées d’enjoliveurs « Prismata » totalement pleins, en plastique brut. De série, la berline électrique est livrée en blanc (comme dans cet essai). Les versions entrée de gamme sont plus limitées en options de peinture, puisqu’il n’y a que le noir Diamant ou le gris Stealth disponible en supplément, à 1 300 €.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Trois couleurs sont disponibles sur la Tesla Model 3 Propulsion (2026). // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Pour mémoire, la Tesla Model 3 mesure 4,72 m de long pour 1,85 m de large et 1,44 m de haut.

Design intérieur de la Tesla Model 3 Propulsion (2026) : moins de compromis

Habitacle et finition

Pour réellement voir que l’on est à bord du modèle entrée de gamme, c’est à l’intérieur que ça se passe. Si les contreportes sont garnies de tissu comme la Model 3 Premium Propulsion (la suédine est réservée à la transmission intégrale), la sellerie est toutefois revue à la baisse avec un mélange de cuir et de textile identique au Model Y de base. On notera aussi la disparition de l’éclairage d’ambiance ceinturant le cockpit.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
L’habitacle de la Tesla Model 3 Propulsion (2026). // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Mais encore une fois, c’est bien mieux que dans le Model Y. En effet, bien que les plastiques soient un peu moins flatteurs que dans les autres, cette Model 3 « abordable » conserve une console centrale fermée au lieu d’avoir un grand bac vide. Finalement, seuls les porte-gobelets sont dénués d’un tiroir ici.

Le grand soulagement aussi, c’est de voir que le toit panoramique en verre est toujours de la partie, même dans cette version moins chère. Un vrai plus pour l’ambiance perçue. Enfin, le double chargeur à induction garde son revêtement en suédine.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
La Tesla Model 3 Propulsion (2026) garde son toit panoramique. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Confort et espace à bord

Le confort des sièges est revu à la baisse. N’en restant pas moins confortables, ceux-ci montrent davantage de fermeté, tandis que leur maintien latéral est moins marqué. Le réglage électrique via des boutons a également été supprimé et il faut passer par l’écran pour ajuster sa position de conduite. Si l’on peut critiquer cette économie, rappelons que l’on règle une seule fois son siège et si plusieurs personnes se partagent la voiture, plusieurs profils peuvent être enregistrés.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Les sièges avant de la Tesla Model 3 Propulsion (2026) sont chauffants uniquement. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Dans la Model 3 Propulsion aussi, la ventilation des sièges avant a été supprimée pour ne laisser que le chauffage, lequel a disparu, en revanche, aux places arrière. À propos de celles-ci, le confort y est correct.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Les places arrière de la Tesla Model 3 Propulsion (2026). // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Côté volume, la berline offre toujours une capacité de chargement de 682 litres. Mieux encore, cette version de base ne fait pas comme son grand frère et garde un frunk de même taille (88 litres), avec une finition identique aux modèles Premium.

Info-divertissement et aides à la conduite de la Tesla Model 3 Propulsion (2026) : toujours au top

Dans la réduction des coûts, l’écran tactile de 8 pouces à l’arrière a été supprimé et le nombre de haut-parleurs a été réduit à 7, contre 9 et même 15 (+ 2 subwoofers) sur certains modèles Premium. La sono est tout de même très bonne. Comme d’habitude, le logiciel de Tesla reste le plus abouti du marché. Un atout conséquent à cette gamme de prix.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le logiciel toujours au top sur la Tesla Model 3 Propulsion (2026). // Source : Robin San Vicente pour Numerama

L’exemplaire que j’ai à l’essai a reçu la dernière mise à jour qui ajoute l’assistant vocal Grok, développé par la filiale xAI d’Elon Musk. Un gadget encore perfectible qui se montrera surtout utile pour la navigation (trouver un Superchargeur, définir un itinéraire précis ou aller à un restaurant avec de bonnes notes). Pratique pour éviter de manipuler l’écran tactile en conduisant.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Grok fait son apparition à bord des Tesla en 2026. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Enfin, rien à redire non plus sur l’efficacité de l’Autopilot, livré de série même ici. Idem pour la qualité des huit caméras qui entourent la voiture. Autant d’équipements dont certains concurrents ne peuvent se targuer pour le prix.

Au volant de la Tesla Model 3 Propulsion (2026) : peu de différences

Au volant, la Tesla Model 3 Propulsion ne donne pas l’impression d’une berline électrique au rabais, bien au contraire. Avec une puissance estimée juste au-dessus des 280 ch, on profite par ailleurs de relances vigoureuses et d’un 0 à 100 km/h qui demande 6,2 secondes. La berline possède toujours ce penchant pour le dynamisme. De fait, la prise de roulis est plus que limitée malgré les 1 772 kg sur la balance, tandis que la direction offre une bonne précision du train avant dans les virages. Et à moins de mettre pied au plancher sur des routes détrempées, difficile de mettre en défaut la stabilité de l’auto. De quoi garantir un comportement sain et rassurant.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
La Tesla Model 3 Propulsion (2026) ne manque pas de dynamisme. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Sur le plan routier, la Model 3 « cheap » se distingue surtout par un retour à un amortissement traditionnel au lieu de clapets « dépendants de la fréquence » sur Premium. La différence se jouera sur les petites bosses et chaussées au revêtement dégradé, où des petites secousses se feront beaucoup plus sentir à bord. On notera également une insonorisation légèrement moins optimale — notamment sur autoroute — en raison de la perte du double vitrage. Mis à part ça, on jouit d’un confort plus que correct.

Le freinage régénératif est parfaitement calibré. En revanche, impossible d’avoir un autre réglage que le mode One Pedal dans les paramètres contrairement au Model Y. Seule l’accélération est ajustable sur deux niveaux. Dans le cas où il faudrait utiliser la pédale de frein, la course se montre suffisamment consistante et offre un bon feeling.

Autonomie et recharge de la Tesla Model 3 Propulsion (2026) : efficiente à souhait

Autonomie et consommation

Équipée d’une batterie LFP à la capacité estimée (Tesla ne communique pas dessus) à 64 kWh, la Model 3 Propulsion revendique une autonomie de 534 km WLTP et une consommation de 13 kWh/100 km.

En raison d’une météo hivernale froide et très pluvieuse, on pouvait s’attendre à des consommations excessives. Finalement, il n’en sera rien et j’ai été impressionné. Pour mon essai, j’ai naturellement pris soin de mélanger voies rapides, routes secondaires et ville. Sur autoroute, j’ai ainsi relevé une moyenne de 17,7 kWh/100 km, laissant présager une autonomie de plus de 360 km à haute vitesse.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
La Tesla Model 3 Propulsion (2026) se montre très sobre. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Au terme de mon parcours, la consommation mixte s’est établie à 14,8 kWh/100 km, prouvant une nouvelle fois le statut de référence de Tesla sur l’efficience. Récupérée à 99 % de batterie avec une autonomie affichée de 466 km, la Model 3 Propulsion pourrait donc très bien atteindre son estimation.

Recharge

Reposant sur une architecture 400 V, la Model 3 Propulsion peut encaisser au maximum 175 kW sur borne rapide (contre 250 kW pour les versions Premium). Lors d’un arrêt à un Superchargeur, j’ai mis 23 minutes pour passer de 17 à 80 %, avec un pic de 178 kW à 20 %, dépassant ainsi la valeur annoncée. Des performances correctes.

La Tesla Model 3 Propulsion à un Superchargeur.. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
La Tesla Model 3 Propulsion à un Superchargeur. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Prix et concurrence de la Tesla Model 3 Propulsion (2026) : qui peut mieux faire ?

36 990 €. Allez, on le répète encore une fois : 36 990 €. Voilà le prix demandé pour accéder à la Tesla la moins chère de l’histoire. Et si l’on rajoute la remise de 3 500 € en cours jusqu’au 31 mars 2026 et la prime CEE de 400 € (pas de bonus en raison de sa fabrication en Chine), la Model 3 Propulsion chute à 33 090 €.

Inutile de chercher, aucune voiture électrique sur le marché n’offre un rapport prix/prestations aussi bon que celui de la Tesla Model 3 Propulsion. Tout bonnement imbattable. Pour le même prix, vous pouvez avoir une Renault 5 E-Tech Iconic (31 870 €) ou une Peugeot E-208 Allure (32 770 €). De simples citadines…

Le verdict

La nouvelle Tesla Model 3 Standard (2025) // Source : Tesla
8/10

Tesla Model 3 Propulsion (2026)

Voir la fiche
S’il y a bien une Tesla à acheter en 2026, c’est sans doute cette Model 3 Propulsion millésime 2026. La berline « cheap » cumule les atouts des modèles Premium (efficience, comportement dynamique, logiciel…) et fait finalement l’impasse sur des équipements dont on peut se passer, comme la ventilation des sièges ou l’écran à l’arrière. Certes, l’habitacle est moins flatteur et le confort un poil réduit, il s’agit là de concessions faciles à faire compte tenu du prix demandé. Finalement, le seul obstacle qui pourrait se dresser au client, c’est le format. Les berlines n’ont plus le vent en poupe. Peut-être que ce modèle en fera changer d’avis certains.
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