Le gouvernement français a donc choisi le format « leasing social » pour répondre à la problématique du carburant trop cher. Dans un discours en direct à la télévision, le vendredi 10 avril 2026, Sébastien Lecornu a indiqué « faire de chaque crise une opportunité », et le contexte actuel en représente une pour accélérer l’électrification du parc automobile français.
Depuis 2024, le leasing social a déjà permis de mettre sur la route 100 000 voitures électriques neuves, à raison de 50 000 par an. En 2026, le gouvernement français va doubler ce chiffre avec 100 000 nouveaux véhicules éligibles.
Un leasing social anticipé au mois de juin 2026
En réponse à la hausse des prix du pétrole et pour rendre la France plus indépendante des importations d’hydrocarbures, l’exécutif pousse pour une électrification des logements, mais aussi des transports.
Comme pressenti ces derniers jours, le leasing social 2026 va être avancé. Il sera lancé au mois de juin pour répondre au plus tôt au besoin de mobilité de certains ménages et professionnels. Après une première édition lancée en janvier et une seconde débutée le 30 septembre, c’est donc un démarrage en juin qui a été choisi, juste avant la période creuse des congés d’été. Pas sûr que les concessionnaires apprécient : les congés d’août pourraient être bousculés par les commandes et livraisons alors que les effectifs sont réduits.

Espérons d’ailleurs que les constructeurs aient été consultés par les ministres avant l’annonce. Anticiper le lancement du leasing social de plusieurs mois n’est pas sans conséquences pour le marché automobile. Certains constructeurs viennent à peine de livrer les véhicules commandés lors de l’édition 2025, qu’ils doivent déjà retravailler leurs offres pour l’édition 2026.
C’est surtout l’outil de production qui va devoir se montrer réactif pour suivre le calendrier imposé, ainsi que le doublement des volumes. Il pourrait y avoir des embouteillages dans certaines usines.
Leasing social et leasing social gros rouleurs
Si Sébastien Lecornu a fait la distinction entre deux types de leasing social, il n’a pas encore précisé les conditions des dispositifs. Le premier reste le leasing social que l’on pourrait qualifier d’« habituel » et qui s’adresse aux ménages les plus modestes. Les critères pourraient ne pas évoluer par rapport à l’édition précédente, à moins que le gouvernement choisisse de relever sensiblement le plafond des revenus pour élargir le nombre de ménages éligibles. Comme en 2025, cette solution s’adresse à 50 000 ménages français.

À ces 50 000 candidatures au leasing social viennent s’ajouter 50 000 autres dossiers pour les « gros rouleurs ». L’idée est de subventionner le passage à l’électrique des professionnels comme les aides à domicile, les aides-soignantes, les infirmières, les artisans… Il n’a pas été précisé si cette variante du leasing social sera proposée dès le mois de juin, ou si elle arrivera plus tard dans l’année.
Dans tous les cas, il faudra attendre les précisions du gouvernement pour savoir comment vont s’articuler les aides prévues pour 2026.
Une aide à destination des utilitaires et des poids lourds
Le gouvernement envisage également des aides pour les véhicules utilitaires des entreprises ou les poids lourds « pouvant aller jusqu’à 100 000 euros par véhicule » électrique, sans apporter plus de précisions.
Si les annonces sont restées assez floues, le message de fond est limpide : la France va électrifier massivement ses transports. Le Premier ministre a quand même annoncé que « d’ici 2030, 2 voitures neuves sur 3 devront être électriques », le tout en privilégiant la production locale pour atteindre 1 million de véhicules produits en France en 2030, ce qui semble utopiste.
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