GTS. Trois lettres qui manifestent clairement la sportivité chez Porsche depuis son apparition en 1963. Le traitement est plutôt simple et se traduit par la présence d’un châssis retravaillé pour le rendre plus dynamique, ainsi que par un look extérieur et intérieur plus sportif. Chaque modèle de la gamme du constructeur allemand en possède une déclinaison, sauf un : le Macan.
Ou plutôt, il n’y en avait pas depuis le passage du best-seller de la marque à une motorisation 100 % électrique. C’est ainsi qu’au mois d’octobre 2025, Porsche a levé le voile sur le nouveau Macan GTS. Par leur philosophie plus musclée, ces versions GTS ont toujours titillé mon intérêt. Ça tombe bien, j’ai justement eu le plaisir de tailler l’arrière-pays niçois avec le SUV afin de vérifier s’il était à la hauteur de son blason.
Design extérieur du Porsche Macan GTS : tempérament assuré
Inutile de vous refaire le tour du propriétaire du Macan. En revanche, qui dit modèle GTS, dit éléments spécifiques. À l’extérieur, le SUV affiche un look légèrement plus agressif, notamment au niveau des boucliers avant et arrière ainsi que des jupes latérales. Certaines pièces de carrosserie sont peintes en noir à l’image des coques de rétroviseurs ou des « sideblades » sur le profil. Enfin, les optiques à l’avant et la signature lumineuse sont teintées.

De série, la version GTS du Macan est livrée avec des jantes de 21 pouces (contre 20 sur le reste de la gamme). Mon modèle d’essai en est équipé et j’avoue avoir été un peu jaloux de certains de mes confrères présents sur l’événement qui ont roulé avec un modèle doté des jantes « RS Spyder » de 22 pouces. Une option à près de 2 600 €. En revanche, je peux me consoler avec cette ravissante teinte « Bleu Lugano », en option également à 1 535 €. Autre équipement optionnel présent ici : le pack Sport design (575 €) ajoutant un coup de peinture noire çà et là, ainsi que des éléments peints ton caisse sur le bouclier et au-dessus du diffuseur.

Rien à signaler au niveau des dimensions, toujours portées à 4,80 m de long et 1,95 m de large. Toutefois, le Macan GTS profite d’un châssis rabaissé de 10 mm, ce qui laisse la hauteur à 1,61 m.
Design intérieur du Porsche Macan GTS : raffiné et sportif
À bord, le Macan GTS se distingue à nouveau par des détails de finitions. La sellerie est d’office tapissée de suédine — baptisée Race-Tex chez Porsche — sur le tableau de bord, les accoudoirs et la jante du volant. Si les contours des sièges sport (de série) sont en cuir lisse, on retrouve aussi un garnissage en Race-Tex au centre, lequel arbore un gaufrage « Diamar » apportant une texture flatteuse.

En version GTS, il est possible de profiter en supplément d’un pack intérieur spécifique avec davantage de cuir, des inserts en carbone, et surtout des éléments contrastants rappelant le bleu de l’extérieur (lettrage, coutures, ceintures de sécurité…).
Avec toutes ces options, difficile de rester insensible à cet habitacle mêlant raffinement et sportivité. Bien sûr, la présentation du mobilier est naturellement exemplaire. On pourrait tatillonner sur le panneau qui accueille les commandes de climatisation mi-physique/mi-tactile, avec son noir laqué assujetti aux rayures.

La partie infodivertissement est assurée par deux écrans : incurvé de 12,6 pouces derrière le volant et tactile de 11 pouces au centre. Une troisième dalle tactile pour le passager est disponible en option (1 500 €).
Le conducteur peut personnaliser son affichage de manière assez poussée, tandis que le logiciel se montre très réactif. La navigation dans les menus est par ailleurs des plus intuitives et fluides.
Niveau bagages, le Macan GTS offre un petit volume de 476 litres à l’arrière, avec un sous-coffre des plus limités en rajoutant le système audio Bose. Le coffre à l’avant (frunk) rattrape cela avec une belle contenance de 84 litres.


Au volant du Porsche Macan GTS : vive les roues arrière directrices
Avant de partir direction le Sud, j’étais plutôt inquiet concernant la météo locale, bien loin des standards habituels, à savoir : un grand ciel bleu et du soleil même en hiver. Mais heureusement, aucun nuage n’est venu troubler notre essai. Une pression sur le bouton de démarrage à gauche (clin d’œil historique), puis un coup de sélecteur à droite du volant et me voilà parti sur la Promenade des Anglais. Un endroit où l’on devrait souvent retrouver le Macan GTS.

Pas question de se pavaner plus longtemps, prenons la direction des vrais joyaux de cette région qui se trouvent plutôt dans les hauteurs de l’arrière-pays. S’y rendre demande un passage sur voies rapides. L’occasion de remarquer que le Macan est un excellent outil pour voyager en raison de son confort princier et d’une insonorisation soignée.
J’arrive enfin sur les routes secondaires, où le revêtement du bitume se dégrade rapidement. Pas de problème pour la suspension pneumatique « PASM » (de série), qui rend les aspérités beaucoup plus dociles en mode Confort, tandis que la direction offre consistance et légèreté. À mesure que mon terrain de jeu s’apparente à une spéciale de rallye, je bascule vers le mode Sport via la molette au volant. Un nouveau sens se met alors en éveil, grâce à la bande-son spécifique au modèle GTS qui vient immiscer un grondement sourd — et réussi — dans la cabine.

Le Macan affûte ses carres, devenant plus incisif dans les courbes. Poussons le curseur de l’agilité encore plus loin en mode Sport Plus. Les grognements se font davantage entendre à bord alors que l’on taille l’asphalte avec une aisance déconcertante. Quand les roues arrière directrices font pivoter le train arrière sans forcer dans les épingles, la suspension pneumatique fait des merveilles en annulant de concert tout mouvement de caisse. Un tel dynamisme nous fait surgir une question : avons-nous vraiment entre les mains un SUV de 2 395 kg ?

Comparé à l’Alpine A390, le Macan GTS demande moins de provocations pour enrouler et offre un feeling plus naturel, aidé par une direction bien mieux calibrée et précise. L’Allemand se montre aussi plus sensationnel avec une cavalerie généreuse de 516 ch et une puissance délivrée de manière plus directe. Un Launch Control — boostant brièvement le SUV à 571 ch — nous confirmera que Porsche n’a pas menti sur son 0 à 100 km/h en 3,8 secondes. Malgré la monte pneumatique hiver, le grip est au rendez-vous et on ne peut s’empêcher de se demander ce que cela pourrait donner en pneus été.

Côté freinage, Porsche fait toujours le choix de ne pas offrir de frein moteur au lever de pied. Dommage, car on aurait aimé la présence de palettes permettant de piloter la récupération, se faisant donc ici uniquement sur pression du frein. Heureusement, le Macan GTS s’illustre par une course de pédale consistante et un excellent mordant. C’est d’autant plus agréable que l’assiette du SUV est de surcroît très bien maintenue, même lors des freinages les plus appuyés.
Autonomie et consommation du Porsche Macan GTS : sans surprise
Il va sans dire que le Porsche Macan GTS peut rapidement siroter sa batterie de 95 kWh. En roulant à un rythme, disons, moitié dynamique, moitié tranquille, il faut s’attendre à une consommation autour des 26 kWh/100 km. De quoi suggérer une autonomie réelle d’environ 365 km (571 km WLTP).

Au terme de l’essai, après quelques passages routiers plus « tranquilles », j’ai relevé une consommation de 21,7 kWh/100 km. Il serait donc possible d’aller chercher 440 km d’autonomie en utilisation mixte, bien sûr. La recharge est là pour compenser avec un 10 à 80 % réalisé en 21 minutes à une puissance maximale de 270 kW sur borne rapide.
Prix et concurrence du Porsche Macan GTS : la farandole d’options habituelle
Affiché au prix de 107 500 €, le Porsche Macan GTS ne ménagera pas non plus votre portefeuille. Surtout que la marque est coutumière des options à gogo. « Le plaisir de la personnalisation », nous a-t-on assuré. Ici, le plaisir s’élève à plus de 136 000 €, soit près de 30 000 € d’options…

Un tarif qui surpasse celui de ses concurrents : Alpine A390 (67 500 €) et autres Tesla Model Y Performance (61 990 €). Cependant, le Macan les dépasse aussi en termes de sensations de conduite et largement en termes de finition. Sur le même segment, on trouve également le Maserati Grecale Folgore, mais il est plus cher (109 300 €) et moins puissant (550 ch). Et la Hyundai Ioniq 5 N ? Plus sensationnel avec sa boîte simulée, le crossover reste moins polyvalent et plus gourmand.
Le verdict

Porsche Macan GTS
Voir la ficheOn a aimé
- Performances de haut vol
- Suspension pneumatique ultra-efficace
- Sensations de conduite naturelles
- Présentation sport chic très réussie
On a moins aimé
- Absence de freinage régénératif
- Autonomie
- Options à gogo
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