Hyundai soutient l’idée de l’Europe de vouloir proposer une voiture très abordable grâce à la création d’une nouvelle catégorie. Mais pour l’heure, le flou autour de la potentielle réglementation n’aide pas à se projeter.

Avons-nous affaire à la nouvelle arlésienne de l’automobile en Europe ? Par la voix de sa présidente, Ursula von der Leyen, la Commission européenne veut pousser les constructeurs à fabriquer un modèle électrique dit abordable via une nouvelle catégorie baptisée M1E ou communément « E-Car ». Il s’agirait d’une voiture encore moins chère qu’une Dacia Spring ou une Citroën ë-C3, déjà vendue à moins de 20 000 euros.

Les marques comme Renault, Dacia ou encore Citroën y sont favorables, et à en croire le patron de la filiale Europe de Hyundai, Xavier Martinet, le constructeur coréen serait prêt à rejoindre le projet. Dans une interview d’Autocar publiée le 16 février 2026, ce dernier a expliqué ses envies, mais surtout ses réserves.

Un soutien conditionné par la clarté réglementaire

Selon Xavier Martinet, la marque « approuve pleinement » la proposition de l’UE, y voyant une opportunité de redynamiser le segment des citadines, actuellement mis à mal par les coûts de production prohibitifs. Toutefois, ce soutien ne vient pas sans inquiétudes. En l’occurrence, Hyundai exige une transparence totale sur les modalités d’application.

« La question est maintenant de savoir jusqu’où l’UE souhaite aller en termes d’autres considérations pour cette équation. Et c’est là que nous attendons les détails », indique le directeur européen avant de poursuivre : « La question que je me pose au sujet des réglementations est la suivante : lesquelles supprimer ? Des éléments de sécurité ? Des spécifications du moteur ? »

Le Dacia Hipster Concept // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Comme Dacia, Hyundai est partant pour une voiture électrique vraiment pas chère. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Xavier Martinet souligne que l’Europe impose des normes bien plus strictes que les autres marchés comme les États-Unis, par exemple, ce qui contribue à l’inflation des coûts des véhicules.

Atteindre l’objectif d’une voiture électrique entre 15 000 et 18 000 € nécessite absolument une rupture avec l’accumulation des normes que l’Europe a justement imposées aux constructeurs. Sans ça, le constructeur craint que l’équation économique ne reste impossible à résoudre pour les fabricants européens. Chez Hyundai, le ticket d’entrée le plus bas est l’Inster, vendu un peu plus de 25 000 €. Un modèle qui répondrait à la catégorie M1E « en termes de spécifications techniques, d’équipement, d’autonomie », mais pas de prix.

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