En France, il y a désormais cinq villes équipées de capteurs. Objectif : contrôler l’émission des ondes 5G, mais aussi de tous les autres équipements.

Déjà en place dans quatre villes françaises, le programme de mesure des ondes s’étend à une nouvelle ville : Mulhouse. L’Agence nationale des fréquences (ANFR), qui est chargée entre autres de s’assurer que le niveau d’exposition du public reste sous les seuils prévus par la réglementation, a annoncé la mise en place de trois capteurs dans la ville, « dans des lieux très fréquentés », pour surveiller les émissions en 5G.

Ces contrôles visent en partie à rassurer celles et ceux qui s’interrogent sur les effets de cette nouvelle génération de téléphonie mobile sur la santé humaine. En octobre, Cédric O, secrétaire d’État pour la transition numérique et des communications électroniques, avait annoncé une augmentation des contrôles pour 2021, au niveau des smartphones et des antennes-relais.

Une dizaine de mesures par jour

Pour ces sites, il s’agit de contrôler la puissance d’émission des antennes : en 2021, l’ANFR doit procéder à 10 000 contrôles (contre 6 500 en 2020). Pour la 5G, 4 800 mesures dédiées sont prévues. Dans de précédentes campagnes de mesures, l’ANFR a observé que le niveau d’exposition de la population est globalement faible et les rares écarts, qui ne dépassaient jamais les seuils, étaient corrigés.

Ces trois capteurs à Mulhouse, qui existent déjà à Paris, Marseille, Bordeaux et Nantes mesurent une dizaine de fois par jour l’exposition aux ondes, sur une durée de 6 minutes, à différents moments de la journée et de la nuit. Chaque mesure est espacée d’environ deux heures des autres, afin de détecter les fluctuations d’exposition, explique l’ANFR. Elles sont placées en hauteur, à près de 100 mètres d’une antenne-relais 5G.

5G santé

Ces mesures visent à répondre aux inquiétudes sanitaires autour de la 5G, même si un effet nocif n’a pas été formellement démontré. // Source : Melvyn Dadure pour Numerama

Si toute l’attention est focalisée sur la 5G, le suivi de l’exposition aux ondes ne se limite pas à cette nouvelle norme : l’ANFR en profite pour contrôler toutes les ondes émises entre les bandes allant de 80 MHz jusqu’à 6 GHz (en France, la 5G occupe les bandes 700 MHz, 2,4 GHz et 3,5 GHz). Mes capteurs mesurent donc aussi le Wi-Fi, la téléphonie mobile (2G, 3G, 4G), la radio FM ou encore la TNT.

Avant le déploiement commercial de la 5G, en fin d’année dernière, l’ANFR avait déjà mené une campagne de mesures sur les sites expérimentaux. L’instance observait alors que « les niveaux d’exposition en 5G sont très faibles », avec des valeurs « très inférieures à la valeur limite réglementaire ». Elle admettait néanmoins que ces tests étaient sur des sites pilotes, et non pas des antennes-relais ouvertes au public.

Par souci de transparence, l’ANFR fournit par ailleurs un service pour connaître son niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques, selon l’adresse indiquée. Cela concerne avant tout les personnes qui sont dans les parages des capteurs de l’ANFR. Par ailleurs, l’instance met à disposition ses données en open data, à un rythme désormais hebdomadaire, et non plus mensuel.

Source : Numerama

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