Vous vous demandez à quoi ressemble un lancement idéal du Starship ? SpaceX a produit une vidéo en images de synthèse.

Ce n’est pas demain la veille que l’on verra en action le futur lanceur de SpaceX. Il reste en effet encore beaucoup à faire : pour l’instant, seul l’étage supérieur de la fusée a été assemblé par l’entreprise américaine sur son site d’essais au Texas. Or, il faut encore fiabiliser son fonctionnement (des tests sont en cours avec un prototype, baptisé Starhopper), mais aussi construire et tester le premier étage, Super Heavy, qui sera le propulseur principal de la fusée, et joindre enfin les deux parties en un seul engin.

Starship CGI
Le vol rêvé du Starship, selon SpaceX. // Source : SpaceX

Bien sûr, il est tout à fait plausible que le nouveau véhicule spatial connaisse un cuisant raté lors de son vol inaugural — souvenons-nous de celui d’Ariane 5, qui s’était lui aussi soldé par un échec quelques secondes après le décollage –, que ce soit sur le pas de tir ou pendant l’ascension du lanceur. Mais ce n’est évidemment pas ce scénario que souhaite voir SpaceX. Au contraire, l’entreprise rêve d’une mission parfaitement exécutée. En somme, comme celle qu’elle présente dans une vidéo promotionnelle.

Tout se passe toujours bien en images de synthèse

La séquence, forcément très soignée, montre Starship sur son pas de tir puis toutes les étapes classiques de ce type de mission : décollage du lanceur, séparation de l’étage supérieur et poursuite de la mission. Évidemment avec SpaceX, le premier étage n’est pas abandonné : il dispose d’une réserve de carburant lui permettant de procéder à son retour contrôlé sur Terre afin qu’il puisse resservir pour de futurs vols — exactement à l’image de ce que le groupe fait déjà avec Falcon 9 et Falcon Heavy.

Évidemment, tout ceci ressemble pour l’instant à de la science fiction car la nouvelle fusée n’a pas encore fait ses preuves. Sans parler du fait que certaines séquences sont vraiment futuristes, à l’image de la scène finale où deux vaisseaux Starship s’interconnectent entre eux en orbite. Selon SpaceX, ce cas de figure survient pour les missions au-delà de l’orbite terrestre : le vaisseau est rechargé en propergol par un véhicule-citerne afin d’alimenter le vaisseau avant qu’il ne reparte dans le Système solaire.

Il restera à savoir si SpaceX parviendra à faire aussi bien sur le terrain que ce qu’il est capable de produire en images de synthèse.

Notez au passage que SpaceX propose désormais sur son site web une rubrique dédiée au Starship, dans laquelle quelques caractéristiques sont rappelées (taille, capacité d’emport, nombre de moteurs, poussée, etc), ainsi que les usages envisagés : mise en orbite de satellites, ravitaillement de la Station spatiale internationale, mission vers la Lune et transport interplanétaire.

À lire sur Numerama : Starship, Falcon Heavy, Falcon 9…  : où en sont les différents vaisseaux spatiaux de SpaceX  ?

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