L'agence spatiale américaine n'a pas encore de nouvelles du rover Opportunity. Alors que la tempête martienne commence à se dissiper, la Nasa affiche sa confiance sur sa survie.

Pris dans une tempête de poussière très intense depuis ce printemps, l’astromobile américain Opportunity, qui se trouve sur la planète Mars depuis 2004, n’a plus donné de signe de vie depuis le 10 juin 2018 .Depuis cette date, la Nasa ne sait pas si son engin est encore en état de fonctionnement ou si ses batteries ont fini par se vider, faute de pouvoir se recharger en captant la lumière du Soleil.

Le tourbillon martien a pour effet d’obscurcir le ciel là où se trouve Opportunity, ce qui l’empêche de se servir de ses panneaux solaires. Le rover a certes des réserves, mais elles ne sont pas dimensionnées pour fonctionner sans ensoleillement sur une période de temps aussi longue. Prévoyant le coup, la Nasa a installé un mode veille, qui permet de limiter la consommation énergétique.

L’on saura bientôt si ce mode a sauvé Opportunity. Les dernières observations des astronomes ont en effet noté une dégradation de l’intensité de la tempête. En clair, l’atmosphère se dégage peu à peu, et les rayons du Soleil pourront bientôt atteindre en nombre suffisant les panneaux du rover. Une fois les batteries suffisamment rechargées, un contact pourra être établi.

cratère Endurance Mars Opportunity
Le quotidien d’Opportunity. Crédits : NASA/JPL/Cornell

La Nasa a confiance

La Nasa est confiante sur la tenue de cet appel interplanétaire.

Dans un point d’étape le 16 août, l’agence spatiale américaine évoque plusieurs études sur l’état des batteries qui ont eu lieu avant le déclenchement de la tempête, et sur la température locale. Le fait est que les batteries étaient en relative bonne santé pour un engin aussi ancien et que la tempête a joué le rôle de protection thermique, limitant ses besoins en réchauffement.

« Les tempêtes de poussière ont tendance à réchauffer l’environnement », écrit la Nasa. Quant aux batteries, « elles n’ont pas probablement subi trop de dégradation ». En outre, le déclenchement de l’évènement climatique martien est survenu à un moment de l’année favorable : dans l’hémisphère où se trouve le rover, c’est l’été sur Mars : les variations thermiques n’ont donc pas dû être trop excessives.

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