Le personnage de Joel, interprété par Pedro Pascal dans l’adaptation HBO, aura quelques différences avec celui du jeu The Last of Us.

Le jeu vidéo de Naughty Dog est déjà réputé pour son réalisme. The Last of Us est une œuvre nerveuse, brutale et les personnages (Ellie et Joel) sont mis à rude épreuve. Mais le format d’un jeu vidéo implique aussi que les héros et héroïnes restent très résistants. Sauf en jouant en « mode réaliste », Ellie et Joel peuvent survivre à plusieurs impacts de balles et nombre d’autres blessures, sans que cela interrompe soudain la partie.

Pour l’adaptation en série the The Last of Us, sur HBO, attendue en janvier 2023 (bien que l’on ne sache pas encore où elle sera diffusée en France), le réalisme devra être poussé beaucoup plus loin. Craig Mazin, cocréateur de la série TV, a donné quelques détails concernant Joel.

« Ses genoux lui font mal chaque fois qu’il se lève »

Dans cet univers post-apocalyptique où une épidémie zombie a provoqué l’effondrement du monde, la jeune Ellie est une clé pour la survie de l’humanité. Et c’est Joel, ancien mercenaire, qui est chargé de sa protection. Ainsi démarre ce récit de voyage saisissant dans une Amérique détruite et dangereuse.

Joel, interprété par Pedro Pascal, dans l'adaptation. // Source : HBO
Joel, interprété par Pedro Pascal, dans l’adaptation. // Source : HBO

Mais pour en arriver là, Joel a bien roulé sa bosse. C’est un cinquantenaire, un soldat usé par la vie et par des missions physiquement éreintantes. Dans la série de HBO, tout cela a eu des impacts corporels significatifs sur le personnage :

  • Il entend moins bien d’une oreille
  • Il souffre des genoux

Craig Mazin a justifié ces choix auprès du New Yorker dans une interview publiée le 26 décembre. Il raconte avoir expliqué à Neil Druckmann (coréalisateur des jeux, impliqué dans le développement de la production HBO) que le Joel de la série devait être « moins résilient ».

Il détaille : « Nous avons eu une conversation sur les conséquences physiques de la vie de Joel. Ainsi, il est dur d’oreille d’un côté à cause d’un coup de feu. Ses genoux lui font mal chaque fois qu’il se lève. On aurait pu prendre une direction à la Tom Cruise, qui peut tout faire. Mais j’aime que mes personnages d’âge moyen soient d’âge moyen. » En clair, Joel n’a plus grand-chose d’un superhéros, dans l’adaptation.

« Si c’est la fin du monde, tout le monde s’imagine que nous devenons tous des guerriers de la route. Ce n’est pas le cas ! »

Craig Mazin

Et la pandémie a eu un impact sur ce traitement plus réaliste humainement des personnages — car avec le covid, l’humanité a expérimenté une catastrophe sanitaire. « Si c’est la fin du monde, tout le monde s’imagine que nous devenons tous des guerriers de la route. Ce n’est pas le cas ! Personne ne porte ces vêtements en cuir avec des pointes », relève Craig Mazin (faisant référence ici à Mad Max). « Les gens tentent en fait, du mieux qu’ils peuvent, de retrouver ce qu’ils avaient auparavant au milieu de la folie de leur nouvelle condition. »

L'adaptation s'annonce aussi brutale que le jeu vidéo. // Source : HBO
L’adaptation s’annonce aussi brutale que le jeu vidéo. // Source : HBO

De manière générale, la série aura une approche un peu différente de la violence, et notamment de l’acte de tuer. « Lorsque vous jouez une section [du jeu], vous tuez des gens, et lorsque vous mourez, vous êtes renvoyé au point de contrôle. Tous ces gens sont de retour, se déplaçant de la même manière », explique Craig Mazin au New Yorker, pour signifier qu’à ce stade d’un jeu, ces personnages secondaires ne sont plus forcément perçus comme des êtres humains. La série se doit donc selon lui d’augmenter le poids de ces rencontres mortelles. « Voir une personne mourir, je pense, devrait être bien différent que de voir des pixels mourir. »

Malgré ces différences, et toutes celles dont on n’a pas encore connaissance, les images et trailers montrent une importante fidélité à l’univers du jeu.


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