À 21 ans, Ryan Hernandez ira en prison pour hack de Nintendo et pédocriminalité.

Devant un tribunal de Seattle, Ryan Hernandez a plaidé coupable le 31 janvier 2020. Coupable, d’abord, d’avoir infiltré illégalement les serveurs de Nintendo pour voler des informations confidentielles. Parmi elles, l’existence de la Switch et des détails sur la console qui n’avait pas encore été annoncée. Celui qui se fait appeler RyanRocks sur le web était particulièrement fier de ses découvertes, qu’il partageait avec une petite communauté qui ne tardait pas à leaker les informations.

Ainsi, c’est Hernandez qui, en 2016, alors qu’il était encore mineur, avait découvert des détails sur la Nintendo Switch avant son annonce. Le hacker s’était alors servi d’une technique d’ingénierie sociale et d’un phishing pour voler les identifiants d’un employé de Nintendo étourdi. L’enquête du FBI, datée de 2017, avait permis de retrouver l’adolescent qui avait compris que son activité n’était pas légale et avait promis de ne plus recommencer.

Ce qu’il n’avait pas tardé à faire, comme le montre une nouvelle enquête du FBI, prouvant que RyanRocks a continué à hacker les serveurs de Nintendo au moins de juin 2018 à juin 2019, « volant de nombreuses informations sur des jeux vidéo populaires, des consoles de jeu et des outils pour les développeurs  ». Le tout, en continuant à se vanter de ses exploits sur Discord, Twitter et un forum qu’il nommait « La niche souterraine de Ryan  ». Au-delà des informations sur les produits, Ryan se plaisait à partager des vulnérabilités pour cyberattaquer Nintendo à sa communauté. Pour cela, Hernandez a été condamné à payer Nintendo près de 260 000 dollars de dommages et intérêts en janvier 2020.

La Switch Lite de Nintendo // Source : Louise Audry pour Numerama

Hacker et pédocriminel

Mais l’enquête du FBI a mené la police américaine sur un tout autre terrain. Celui qui se faisait passer pour un hacker cool dévoilant des informations avant l’heure d’une entreprise amoureuse de sa culture du secret possédait également sur ses disques durs un dossier nommé « Bad Stuff  », contenant de la pédopornographie. Hernandez n’a pas contesté cette affaire, finalement bien plus grave que celle qui a conduit le FBI dans son antre, plaidant coupable une nouvelle fois pour téléchargement et stockage de pornographie infantile.

Le juge doit encore se prononcer sur la sentence, mais en plus des 5 ans de prison pour ses multiples hacks des serveurs de Nintendo, Hernandez risque jusqu’à 20 ans de prison pour détention de pédopornographie, en plus d’une inscription sur le fichier des « prédateurs sexuels  ».

Crédit photo de la une : Nintendo

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