Waymo, la filiale de Google dédiée aux voitures autonomes, vient de signer un partenariat avec AutoNation, le plus grand concessionnaire automobile américain. Cet accord stratégique vise à s'assurer que ses véhicules, particulièrement mis à contribution en cette période de test de la technologie, restent fonctionnels en permanence.

Si le déploiement des voitures autonomes sur les routes n’est pas attendu avant plusieurs années, au mieux — le temps d’assurer leur fiabilité dans toutes les situations et de lever les différentes barrières juridiques, pratiques et morales à leur essor –, Waymo, la filiale de Google dédiée à cette technologie, semble avoir une longueur d’avance sur son rival Uber.

L’entreprise vient en effet de signer un partenariat avec AutoNation, le plus grand concessionnaire automobile américain, qui est désormais chargé « d’assurer la maintenance à long terme [de ses] Chrysler Pacifica autonomes » et de garantir les «  réparations mécaniques compliquées comme esthétiques de [cette] flotte autonome ».

John Krafcik, patron de Waymo, s’est félicité de cet accord : « AutoNation nous aidera à nous assurer que [nos] véhicules […] seront toujours dans le meilleur état possible lorsque nous mettrons les voitures autonomes à disposition du public. »

« Nous sommes vraiment tout près »

Si les véhicules de Waymo sont déjà mises à disposition des habitants de Phoenix, dans l’Arizona, sur un trajet de test prédéfini, John Krafcik a récemment indiqué aux journalistes venus découvrir son centre d’essai que le lancement commercial de cette flotte pourrait se faire de manière relativement rapide : « Nous sommes vraiment tout près. »

L’entreprise pourrait aussi renforcer son avance sur Uber si elle remporte son procès attendu contre le service de VTC qu’elle accuse de vol de technologie. Waymo prouve surtout qu’il prend en compte les différentes problématiques liées aux voitures autonomes.

Si la priorité, à ce stade, reste de s’assurer qu’elles ne provoquent pas d’accidents et se montrent capables de conduire dans des conditions compliquées, leur maintenance technique s’avère tout aussi importante.  D’autant qu’elles sont bien plus mises à contribution que des voitures classiques, afin notamment de tester ses capteurs, lidar et autres technologies propres.

La nécessité d’une maintenance préventive

C’est ce qu’explique Michael J. Jackson, directeur général d’AutoNation, au New York Times : « Ces véhicules doivent [rouler] sur des centaines de milliers de kilomètres — c’est bien plus considérable que des voitures privatives –, pour devenir économiquement viables. De fait, cela nécessite une maintenance bien plus proactive de prévention que celle réalisée par une personne normale sur sa voiture. »

Si les Chrysler Pacifica autonomes de Waymo ont déjà parcouru plus de 5 millions de kilomètres, la firme s’apprête désormais à les faire rouler dans le Michigan, pour tester leur efficacité dans la neige.

Exit, donc, le traditionnel signal d’avertissement qui apparaît sur le tableau de bord pour alerter le conducteur d’un manque d’huile ou d’un autre problème technique : les pièces abîmées d’une voiture autonome doivent être remplacées dès leur découverte. « [Les véhicules] ne doivent pas fonctionner 99 % du temps mais 100 % du temps » conclut Michael J. Jackson.

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