La justice américaine a accepté la demande de Waymo (Google) : son procès avec Uber pour vol de technologie autour de la voiture autonome est repoussé de deux mois, au 4 décembre. Le temps pour la filiale de Google d'examiner de nouveaux documents qui pourraient conforter ses allégations.

Le procès opposant Waymo, la filiale de Google dédiée à la voiture autonome, et Uber, accusé de vol de technologie, n’aura finalement pas lieu cette semaine. Le juge fédéral William Alsup vient de le repousser au 4 décembre, à la requête de Waymo, qui s’est réjoui de cette décision.

La filiale de Google entend en effet profiter de ce délai supplémentaire — aucune extension supplémentaire n’étant désormais négociable — pour examiner en détail des documents enfin révélés par Uber, jusqu’ici gardés secrets. Waymo s’intéresse notamment à un audit préalable rendu public le 2 octobre.

Celui-ci confirme qu’Anthony Levandowski, l’ex-ingénieur de Google accusé d’avoir dérobé 14 000 fichiers relatifs à la voiture autonome avant de démissionner puis de rejoindre Uber après le rachat de sa startup Otto, a tenté de débaucher des salariés de Waymo pour le suivre dans cette aventure entrepreneuriale.

Des rencontres entre Levandowski et Uber

Il a aussi rencontré des responsables d’Uber lorsqu’il travaillait encore pour Google, ce qui renforce les accusations de Waymo selon lesquelles le rachat d’Otto par Uber était prévu de longue date dans le seul but de se réapproprier ces informations sur la technologie de conduite autonome.

Depuis le début de la procédure entamée en février 2017 par Waymo, Anthony Levandowski — qui est aussi le fondateur d’une religion dédiée à l’IAa été licencié par Uber pour son refus de collaborer avec la justice.

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