La justice polonaise a validé la première étape, qui en compte deux, de la procédure d'extradition du principal suspect dans le dossier KickAss Torrents, qui a été l'un des plus gros sites de liens BitTorrent.

L’extradition d’Artem Vaulin vers les États-Unis se rapproche. À Varsovie, un tribunal a validé en première instance le transfert outre-Atlantique de celui qui est considéré comme le gérant de KickAss Torrents, qui fut l’un des sites de liens BitTorrent les plus fréquentés au monde avant sa disparition l’été dernier.

Néanmoins, le dossier est encore loin d’être classé. Comme le remarque Torrentfreak, la procédure polonaise requiert deux décisions de justice. Si le verdict rendu en seconde instance est conforme avec le jugement prononcé par le premier tribunal, alors le ministère de la justice peut procéder à l’extradition.

D’origine ukrainienne, Artem Vaulin est attendu de pied ferme aux États-Unis par les représentants de l’industrie du divertissement, qui l’accusent d’avoir largement facilité le téléchargement illégal d’œuvres protégées par le droit d’auteur à travers l’existence de KickAss Torrents.

Jeu du chat et de la souris

Lancé en 2008, KickAss Torrents a été des années durant l’un des sites phares de l’écosystème BitTorrent. Son nom figurait par exemple très régulièrement dans les listes noires des pires sites illicites qui sont établies par la MPAA et la RIAA, deux associations américaines en charge de défendre les intérêts des studios de cinéma et des labels de musique.

Pendant plusieurs années, c’est un véritable jeu du chat et de la souris auquel s’est livré le site de téléchargement en P2P. Il a ainsi déménagé son adresse à plusieurs reprises pour échapper au filtrage des opérateurs — quand la justice leur ordonnait de le faire — ou pour rebondir en cas de saisie de nom de domaine ou de déclassement sur Google. Un jeu qui s’est achevé il y a plusieurs mois maintenant.

Aujourd’hui, le KickAss Torrents originel n’existe plus mais d’autres internautes ont repris le flambeau, avec tous les risques que cela comporte. On a ainsi vu apparaître dans les jours qui ont suivi la fermeture du site une autre plateforme, kat.am, tandis qu’en fin d’année, ce sont des anciens de KickAss Torrents qui ont fait parler d’eux en lançant katcr.co.

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