Deux entreprises hollandaise et danoise veulent construire une île artificielle en pleine mer du Nord pour alimenter en électricité 80 millions d'Européens grâce à une combinaison de 7 000 éoliennes et de panneaux solaires. Un projet ambitieux qui doit encore convaincre les pays concernés.

Tandis que la Chine et l’Inde construisent de longues étendues de panneaux photovoltaïques, et qu’Elon Musk équipe les îles hawaïennes de centrales solaires Tesla, l’Europe pourrait bientôt marquer un grand coup dans cette course à l’énergie renouvelable.

Les entreprises hollandaise et danoise Tennet et Energinet envisagent en effet d’installer une île artificielle en pleine mer du Nord pour y faire tourner 7 000 éoliennes censées alimenter les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Norvège et la Belgique en électricité toute l’année grâce aux vents puissants qui soufflent dans la zone.

Située plus précisément sur la Dogger Bank, une zone maritime peu profonde (entre 15 et 36 mètres de profondeur), l’île de 6 km² fournirait entre 70 000 et 100 000 MW d’énergie électrique à 80 millions d’Européens grâce à ses éoliennes mais aussi à l’aide de nombreux panneaux solaires.

1,35 milliard d’euros minimum

D’après les premières estimations chiffrées, la simple construction des fondations de l’île coûtera 1,35 milliard d’euros, sans tenir compte des dépenses nécessaires pour construire les turbines, les structures et les connexions aux réseaux électriques des pays européens.

Torben Glar Nielsen, patron d’Energinet, tient à souligner la viabilité de ce projet ambitieux : « Même si cela semble fou et presque relever de la science-fiction, nous n’avons pas été emportés par notre imagination. »

Reste que pour convaincre les pays concernés, les indispensables partenaires et amasser cette somme importante, les deux entreprises n’envisagent pas l’émergence de l’île avant 2050 alors que des climatologues s’inquiètent déjà du fait que les énergies renouvelables seules ne suffiront pas à contenir le réchauffement climatique.

Partager sur les réseaux sociaux