Disney, Warner, LucasFilm... Tous les grands noms du divertissement hollywoodien ont fait des produits dérivés un business à part entière. La pratique, très rentable, est également un témoignage de la popularité des franchises : une étape importante pour un nouveau venu comme Netflix.

Serez-vous un Netflix Nerd au point d’investir à foison dans les produits dérivés de vos séries préférées ? Si l’on regarde les produits dérivés déjà existants, le succès semble être au rendez-vous.

La bande-originale de Stranger Things s’est très bien vendue en version vinyle et a littéralement propulsé le groupe S U R V I V E qui l’a composée. Relativement inconnu jusque-là, le groupe de synthwave est désormais convié dans les grands festivals indé américains. Stranger Things ne manque pas non plus de produits dérivés officieux qui ont été réalisés par des fans de la série. En somme, avec des franchises aussi fédératrices que Stranger ou même Narcos et House of Cards, Netflix a atteint son objectif : faire de ses héros des marques à part entière.

Les séries, la clé du marketing de Netflix

De fait, lorsque Bloomberg révèle ce mercredi que le géant de la SVoD se prépare à ouvrir une division réservée aux produits dérivés, cela s’inscrit comme l’aboutissement de la stratégie de Reed Hasting. Le fondateur de Netflix a en effet toujours souhaité mettre en avant ses personnages et ses franchises plutôt que le service de SVoD à proprement parler. Il avait expliqué cette stratégie lors de sa rencontre avec Numerama ; et les publicités portant sur les séries et non sur le service qui couvrent les stations de métro témoignent toujours de cette fameuse orientation.

Les chaussettes du chill. Un futur produit dérivé ?

Pour se lancer dans ce fameux business, le service de SVoD est donc à la recherche d’un cadre pour diriger cette nouvelle division qui selon les termes de l’offre d’emploi encadrera la création de livres, bandes-originales, jeux-vidéo, comics et jouets dérivés. Enfin, ce nouveau responsable devra également développer des liens solides avec des revendeurs afin de parvenir à diffuser autour du globe des mugs The Crown.

Bloomberg nous apprend également que Netflix serait en contact avec ses partenaires pour licencier certaines séries n’appartenant pas directement au géant, on pense notamment à Better Call Saul. 

L’avenir nous dira si Hasting réalisera son rêve de voir dans les rues des centaines de casquettes inspirées par celle de Dustin dans Stranger Things. De notre côté, nous sommes plutôt convaincus par l’idée. D’autant que les produits dérivés ne font pas que multiplier les sources de revenus mais sont également une publicité formidable pour un service qui en a intrinsèquement plus besoin qu’une chaîne de télévision nationale ou un studio hollywoodien présent en salles obscures.

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