PayPal, Apple Pay et Stripe ont bloqué les paiements vers les sites vendant des objets néonazis.

Après les violences racistes de Charlottesville, les entreprises de la tech ont été nombreuses à prendre des mesures pour endiguer les propos haineux des néonazis américains. Déréférencement de sites, suppression de groupes appelant aux violences racistes, éjection des services d’hébergement… comme les groupes terroristes djihadistes, la haine des suprémacistes blancs n’a clairement plus sa place sur le web. Et pourtant des sites continuent de vendre des goodies nazis, t-shirt, mugs et autres accessoires affublés de croix gammées ou de symboles du IIIe Reich.

Ces sites aux noms évocateurs (AmericanVikings, VinlandClothing, Behold Barbarity…) qui font de l’argent sur cette haine viennent d’être mis sur liste rouge par les services de la fintech les plus influents du monde. PayPal a été l’un des premiers à faire savoir qu’il bloquerait les paiements vers ces sites. Stripe, le petit nouveau qui monte en ayant grandement facilité le processus de paiement en ligne grâce une API moderne et une intégration simplifiée a suivi.

Aujourd’hui, c’est un petit dans la cour de la fintech mais un grand dans le monde de la tech qui a déclaré ne plus permettre les paiements vers les sites proposant des accessoires qui font la promotion de la haine : Apple Pay. Le service de la bande à Tim Cook a en effet déclaré dans un communiqué que ces sites enfreignent les règles d’utilisation de la plateforme, car ils invitent à « la haine, la violence, ou l’intolérance fondées sur la race, l’âge, le genre, l’identité de genre, l’ethnie, la religion ou l’orientation sexuelle ». Apple Pay n’est certes pas aussi utilisé que les deux autres, mais le mouvement est au moins symbolique.

Le pessimiste se demandera simplement pourquoi, avant les événements violents et médiatisés de Charlottesville, la vente d’accessoires et d’habits nazis était tolérée par les mêmes plateformes. Mais peut-être est-ce malheureusement dans la nature de l’homme d’attendre la crise avant d’agir — reste à faire le bon choix quand elle advient.

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