La bascule de YouTube en direction du HTML5 a démarré. La plateforme utilisera désormais par défaut la balise "vidéo" lorsque certains navigateurs web (Chrome, Internet Explorer 11, Safari 8, versions bêtas de Firefox) seront détectés. L'objectif, à terme, est de se passer totalement du Flash.

C'est l'aboutissement d'un travail démarré il y a cinq ans, lorsque Google a commencé à expérimenter à grande échelle la nouvelle balise vidéo développée avec le HTML5, avec le secret espoir de se passer un jour du format Flash mis au point par Adobe. Ce mardi, la firme de Mountain View a fait savoir que YouTube utilise désormais par défaut cette balise pour afficher une vidéo en streaming.

Ce passage au HTML5 par défaut sera progressif.

L'entreprise américaine précise en effet que l'utilisation du HTML5 sur son site web d'hébergement ne marche pas encore tous les navigateurs du marché. L'emploi par défaut de la balise vidéo se fait pour l'instant avec Chrome (Google ne précise pas les versions concernées), Internet Explorer 11, Safari 8 et certaines versions de Firefox (en bêta).

Revenant sur la montée en puissance du HTML5 sur YouTube, Google explique que ce travail a été relativement long du fait de certaines limites techniques. "Le HTML5 ne supportait pas par exemple le 'adaptive bitrate streaming' qui nous permet de vous montrer des vidéos avec moins de mémoire tampon", souligne le géant du web.

Maintenant, que va-t-il advenir du format Flash d'Adobe ? En 2010, on se souvient que Google estimait que celui-ci allait continuer à jouer "un rôle primordial" dans la diffusion de la vidéo sur le web, au moins à court terme. Depuis, le temps a passé. Et si Google ne compte pas encore se débarrasser complètement de cette technologie, celle-ci passe désormais au second plan.

Au regard des progrès obtenus avec la balise vidéo du HTML5, YouTube propose désormais par défaut le lecteur HTML5 sur le web. Google va aussi mettre en retrait l'ancien code d'intégration Flash ("object") et son API Flash. L'entreprise souhaite désormais que tous les internautes utilisent l'API "iframe", qui utilisera la technologie la plus adaptée au navigateur.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés