Un test est en cours sur YouTube pour mettre en garde les internautes qui utilisent des bloqueurs de publicités (adblockers).

Ce n’est qu’une expérimentation. Son existence illustre toutefois l’orientation que pourrait prendre YouTube dans les mois à venir. Sur Reddit, un internaute a signalé, dans un post du 9 mai, la découverte d’un encart de mise en garde en visitant YouTube. Le message lui a dit que les bloqueurs de pub (adblockers) ne sont pas tolérés sur la plateforme.

La fenêtre laisse deux options à l’internaute : il peut accepter les publicités sur YouTube (dans ce cas, il lui faut désactiver l’extension de navigateur web qui neutralise les annonces) ou bien s’abonner à YouTube Premium. Cette offre payante, facturée 12 euros par mois, donne droit à des avantages, dont celui d’avoir une lecture sans aucune interruption. Sans publicité, donc.

Source : Capture d'écran
L’avertissement qui apparaît chez certains internautes. // Source : Capture d’écran

Un porte-parole de Google a admis qu’un test était a lieu auprès d’une poignée d’internautes utilisant des ad blockers. Cité par Bleeping Computer, il a précisé que cet essai se déroule dans le monde entier. « La détection des bloqueurs de publicité n’est pas nouvelle, et d’autres éditeurs demandent régulièrement aux spectateurs de désactiver les bloqueurs de publicité », a-t-il dit.

La principale source de revenus de YouTube

La publicité constitue, de l’aveu même de YouTube, sa principale source de revenus. Le fait que la première plateforme de vidéos dans le monde déploie un tel test est un signe que le taux d’adoption des adblockers est devenu significatif. Aux États-Unis par exemple, il a été estimé en 2020 que 40 % des adultes en utilisent un sur PC ou sur téléphone.

Généralement, les bloqueurs de publicités sont des extensions à installer sur son navigateur web. Il existe toutes sortes de modules que l’on peut déployer aussi bien sur Google Chrome, Mozilla Firefox ou Microsoft Edge, pour n’en citer que trois. Il est également possible de combiner ces outils, selon leur spécialité — mouchards, scripts, cookies, publicités, etc.

YouTube ne serait pas la première plateforme à chercher à rejeter les adblockers. Il existe des plateformes de vidéo à la demande ou de chaînes en direct connues pour prendre des mesures, y compris en France. TF1, par exemple, prévient que l’emploi de certains utilitaires (comme Ublock Origin) peut empêcher de voir le direct ou des rediffusions.


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