Google n'apprécie pas le nouvel accord signé entre Samsung et Microsoft assurant à ce dernier des royalties sur chaque appareil Android vendu par le Coréen. Accusé d'extorsion, Microsoft réagit sur Twitter et invite Google à se remettre en question.

Microsoft et Samsung ont signé ce mercredi un accord permettant à la firme de Redmond de toucher des royalties pour tous les appareils vendus par le Coréen utilisant Android. Microsoft, pour convaincre les constructeurs, joue sur le fait qu’en utilisant Android sur leurs machines ils violeraient plusieurs brevets détenus par le géant du logiciel. Ils préfèrent, ainsi, payer Microsoft plutôt que de s’engager dans de nouvelles batailles juridiques.

Aujourd’hui, Windows Phone rapporte donc moins à Microsoft qu’Android, le système de Google. Ce dernier accuse son concurrent, à la suite de l’annonce de ce partenariat, d' »extorsion« . L’opération est en effet double pour Microsoft qui, non content de gagner beaucoup d’argent, remet en cause le principe de gratuité mis en avant par Google.

L’utilisation de ce terme lourd de sens a fait réagir Frank Shaw, responsable de la communication de Microsoft. Dans un premier tweet, il dit simplement « Waaaah« , laissant penser que la réaction de Google est, pour lui, totalement surréaliste.

Il a ensuite invité Google à lire un paragraphe spécifique d’un article publié sur un blog de Microsoft qui dit que « nous [Microsoft] reconnaissons que certaines entreprises et certains commentateurs – Google en tête – se sont plaints de l’impact potentiel des brevets sur Android et sur l’innovation. Nous souhaitons leur dire que si des leaders de l’industrie tels que Samsung ou HTC signent ces accords c’est que cela doit prouver quelque chose. » Il invite donc la firme de Montain View à se remettre en question.

Samsung peut également vouloir confirmer une volonté de se détacher un peu de Google. En lançant un nouvel OS avec Intel, Tizen, en présentant un smartphone sous Windows Phone Mango et en signant cet accord (même s’il ressemble drôlement à du chantage), le constructeur cherche peut être à ne plus avoir tous ses oeufs dans le même panier et à se protéger s’il est contraint, un jour, de ne plus utiliser Android.

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