Samsung et Microsoft ont annoncé la signature d'un accord permettant au premier d'utiliser Android, le système d'exploitation de Google. En échange, la firme sud-coréenne versera des royalties à Microsoft. La firme de Redmond estime en effet que des technologies brevetées lui appartenant sont en jeu. L'an dernier, un accord similaire a été conclu avec HTC.

Il existe en droit un adage qui dit qu'un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès, dans la mesure où l'entente entre deux parties devrait être au final plus fructueuse qu'un conflit aveugle devant les tribunaux. Partant de là, Samsung a choisi de ne prendre aucun risque et a décidé de signer un accord avec Microsoft pour exploiter en toute tranquillité Android, le système d'exploitation mobile de Google.

Selon les termes de l'accord, rapportés par The Next Web, Microsoft recevra des royalties de Samsung pour l'utilisation d'Android sur les smartphones et les tablettes tactiles commercialisés par la firme sud-coréenne. De plus, un partenariat plus poussé entre Microsoft et Samsung est également prévue au niveau du Windows Phone. Collaboration qui se traduit déjà par quelques projets concrets comme l'Omnia W.

Des technologies brevetées par Microsoft

Pourquoi Samsung doit-il passer par Microsoft pour utiliser Android ? Parce que, selon le géant des logiciels, l'utilisation du système d'exploitation mobile par d'autres constructeurs enfreint certaines technologies brevetées. En octobre 2010, Microsoft avait déposé plainte contre Motorola (dont la division mobile a depuis été rachetée par… Google), l'accusant d'avoir violé neuf brevets.

"Nous avons la responsabilité envers nos consommateurs, nos partenaires et nos actionnaires de préserver les milliards de dollars que nous investissons chaque année en apportant des produits, des logiciels et des services innovants sur le marché. Motorola doit cesser ses infractions de nos inventions brevetées dans ses smartphones Android" avait lancé l'un des responsables de la firme de Redmond.

Rien de gratuit dans Android

Les pressions de Microsoft contre les fabricants désireux de prendre Android comme O.S. ne sont pas récentes. En mai de la même année, le directeur général de Microsoft, Steve Ballmer, avait assuré "qu'il n'y a rien de gratuit à propos d'Android. […] il y a une redevance de propriété intellectuelle sur ça. Qu'ils décident ou non de faire payer leur logiciel c'est une décision commerciale qui leur revient".

Une position réaffirmée plus tard par un employé de la firme. "Il est intéressant de considérer Android comme un système libre. Au niveau le plus simple, les problèmes de propriété intellectuelle autour de la situation d'Android […] enfreignent un tas de brevets et il y a des coûts associés à ça. Et ce n'est pas seulement un problème pour nous. Cela peut aussi être un problème pour d'autres entreprises qui se sont déjà manifestées. Donc, il y a un coût associé à Android qui, je pense, ne le rend pas libre".

Samsung n'est pas le premier constructeur à choisir un mauvais arrangement plutôt qu'un bon procès. HTC a opté pour une solution identique, en concluant un accord lui permettant d'exploiter certaines technologies brevetées par Microsoft sur les téléphones mobiles basés sur le système Android de Google.

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