Mini devrait rejoindre la catégorie des constructeurs automobiles qui ne veulent plus faire que des voitures 100 % électriques. La transition est prévue pour 2030.

Ces dernières semaines, plusieurs constructeurs automobiles ont annoncé un changement dans leur stratégie long terme : devenir des marques 100 % électriques (comme Tesla). Jaguar et Volvo font partie de cette première vague, et ils devraient être suivis par Mini — rapporte le média allemand Der Spiegel dans un article publié le 12 mars. Les plans seraient officialisés cette semaine.

Mini deviendrait donc la première marque du groupe BMW à abandonner totalement le thermique. Le calendrier serait d’ores et déjà établi : un dernier modèle à essence/diesel annoncé en 2025 et un abandon total dès 2030. À l’heure actuelle, Mini ne commercialise qu’une seule voiture 100 % électrique : la Cooper SE. Dans son catalogue, on trouve une seule autre référence électrifiée : le Countryman hybride.

Le museau de la Mini Cooper SE // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Mini a dix ans pour améliorer l’autonomie

Mini ne devrait pas rencontrer de difficultés à devenir une marque 100 % électrique. L’entreprise peut s’appuyer sur les développements technologiques du groupe BMW (la Cooper SE partage beaucoup avec la i3, par exemple) tandis que sa gamme se limite à trois véhicules (Mini, Countryman et Clubman). C’est aussi une question de positionnement : Mini met plus volontiers en avant des usages urbains plutôt que des longs trajets. Son modèle iconique reste d’ailleurs une citadine — catégorie d’abord pensée pour la ville, un environnement où les voitures 100 % électriques sont plus à l’aise.

Il faudra néanmoins que Mini améliore l’autonomie. La Cooper SE, malgré une bonne efficience, déçoit sur ce point. En possession de la voiture depuis octobre dernier, Numerama peut confirmer qu’il est difficile de dépasser les 200 kilomètres en une seule charge, ce qui limite son utilisation et la condamne plutôt à un statut d’excellente « deuxième voiture » .

S’il veut franchir le cap du 100 % électrique uniquement, le constructeur va devoir muscler ce critère essentiel aux yeux des conducteurs. D’autant que, à l’heure actuelle, les infrastructures de recharge ne sont clairement pas au niveau — un constat qui ne dépend pas de Mini.

2030 paraît être un horizon lointain pour une marque comme Mini quand on sait qu’elle avait dévoilé le projet Mini E en 2009 (projet test qui a servi de fondations pour la BMW i3 et a fait appel à des conducteurs cobayes). Avec cette prudence, le groupe BMW se donne dix ans pour faire évoluer l’autonomie de ses véhicules. On notera que ce calendrier correspond finalement aux directives du gouvernement britannique, qui veut interdire la vente de voitures thermiques neuves dès… 2030.

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