Tesla a décidé d'employer un réseau neuronal pour la fonctionnalité essuie-glace automatiques. Too much ?

Tesla a déployé une nouvelle mise à jour qui concerne une fonctionnalité mineure, mais pourtant essentielle aux yeux des conducteurs. Comme le rapporte Electrek le 28 novembre 2019, le constructeur a amélioré le comportement des essuie-glace automatiques. Sur ses véhicules, ils ont désormais la particularité de fonctionner avec… un réseau neuronal.

Comme les autres acteurs du marché, Tesla s’en est d’abord remis à un capteur d’humidité pour ses essuie-glace automatiques. C’est à partir d’octobre 2016 et le passage au hardware Autopilote 2.0 qu’il les a rendus plus intelligents. On peut y voir un excès de zèle face à une solution plus basique, éprouvée et accessible.

Intérieur Tesla Model 3 // Source : Tesla

Des essuie-glace intelligents

En supprimant un capteur pour compter sur les autres, Tesla cherchait peut-être à simplifier le hardware de ses voitures. Néanmoins, son réseau neuronal a besoin d’apprendre pour se montrer efficace. C’est pourquoi l’automatisation des essuie-glace, qui font confiance aux caméras pour détecter la pluie, a longtemps été en bêta. Et c’est également pour cette raison que plusieurs propriétaires ont mis en cause l’efficacité du système. Le 14 octobre, l’un d’entre eux demandait encore à Tesla et Elon Musk de « régler la sensibilité des balais », qui se déclencheraient beaucoup trop tard quand le mode automatique est actif. De son côté, le groupe de chercheurs chinois Keen Security Lab était parvenu à tromper l’algorithme avec une simple photo.

Le milliardaire avait répondu en annonçant l’arrivée d’un réseau neuronal Deep Rain, spécifiquement dédié à cette tâche et faisant appel aux capteurs de l’Autopilote pour visualiser l’environnement et ajuster la vitesse des essuie-glace en fonction de la pluie. La note de mise à jour précise : « Les essuie-glace ont été améliorés pour s’activer plus efficacement en cas de pluie fine et répondre aux changements d’intensité dans plus d’environnements. Les essuie-glace automatiques s’en remettent désormais au premier réseau neuronal entraîné avec un million d’images pour la détection de gouttes d’eau sur le pare-brise et d’autres signaux climatiques. » 

Tesla précise que l’on peut toujours les régler manuellement à sa convenance, sachant que toutes les actions extérieures seront apprises par l’intelligence artificielle (qui s’améliorera avec le temps). Certes, cela fait un gros dispositif pour une fonctionnalité aussi évidente. Mais on peut penser que, sur le long terme, le réseau neuronal sera beaucoup plus efficace qu’un simple capteur d’humidité — pas toujours très opérant (on parle d’expérience, avec des essuie-glace que l’on peut parfois trouver trop lents).

Crédit photo de la une : Tesla

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