La nouvelle génération des puces Apple est attendue pour 2022. Appelée M2, elle équipera les prochains ordinateurs de l’entreprise américaine, toujours avec une architecture ARM.

2022 sera l’année de la puce M2 pour Apple. C’est en tout cas ce que laisse à penser un faisceau d’indices, soutenu dernièrement par la lettre d’information Power On du journaliste Mark Gurman, de Bloomberg. Dans son édition du 20 février, il soutient que le géant de l’électronique grand public sortira une nouvelle génération de sa toute jeune famille de processeurs.

L’intéressé anticipe cette nouvelle puce dans au moins quatre produits : un Mac mini, un iMac 24 pouces, une nouvelle version du MacBook Air et enfin un MacBook Pro 13 pouces. D’autres appareils de la marque américaine devraient également être lancés au cours de l’année, mais sans cette puce — ils se rabattraient plutôt sur une version évoluée de la gamme précédente.

imac M1 2021 11
L’iMac M1 2021 par Apple embarque une puce M1. // Source : Louise Audry pour Numerama

Quand est-ce que ce composant serait annoncé ? La newsletter ne le dit pas. Historiquement, les puces de la génération précédente ont été présentées plutôt en fin d’année. Ainsi, l’Apple M1 a été officialisée en novembre 2020, tandis que ses deux déclinaisons plus performantes, les puces M1 Max et M1 Pro, ont été dévoilées en octobre 2021.

Le fait est toutefois que l’annonce autour du SoC M2 pourrait survenir cette fois bien plus tôt, dans la mesure où le calendrier de lancement de certains produits mobilise les mois de mars, puis mai ou juin, selon Mark Gurman. Quant aux déclinaisons plus puissantes, qui seront vraisemblablement appelées M2 Max et M2 Pro, le journaliste table sur une sortie en 2023.

Que sont les puces Apple M1 et M2 ?

Les puces M1, M1 Pro, M1 Max et les générations d’après constituent une toute nouvelle famille de processeurs équipant les ordinateurs et les tablettes d’Apple. Ces petits composants actent un virage considérable dans les choix technologiques de la firme de Cupertino, puisque l’architecture des puces n’est plus conçue par l’Américain Intel, mais le Britannique ARM.

ARM a acquis une solide réputation dans la conception d’architectures, à tel point que la société a suscité bien des appétits. En particulier, l’un des savoir-faire de la société est d’avoir su créer des circuits dont la consommation électrique est réduite par rapport à des solutions concurrentes. Or dans un monde de plus en plus nomade (smartphones, tablettes, PC portables), cela compte.

apple-silicon-m1-3
Un aperçu de la structure du processeur Apple M1. // Source : Capture d’écran Numerama

La bascule entre les deux architectures a nécessité aussi, côté Apple, de réviser ses systèmes d’exploitation ainsi que les applications qui les accompagnent — des sites dédiés aux applications macOS optimisées pour la M1 ont même vu le jour pour renseigner le grand public. Car l’organisation du système sur puce s’apparente vraiment aux fondations sur lesquelles tout le reste repose.

La puce M1 regroupe un ensemble de sous-structures incluant un CPU (processeur classique), un processeur graphique (GPU), mais aussi une enclave sécurisée pour stocker des informations biométriques et un moteur neuronal, pour développer des traitements d’IA avec l’apprentissage machine. La puce M2 poursuivra dans cette direction, avec des capacités accrues.