Pour la première fois depuis des semaines, la difficulté de miner du bitcoin a été revue à la hausse. Cela montre que les mineurs de cryptomonnaies, devenus indésirables en Chine, commencent à trouver de nouveaux points de chute et à rallumer leurs machines.

Miner du bitcoin redevient un peu plus complexe. Comme le révèle BTC.com, la difficulté de miner la célèbre cryptomonnaie vient d’être augmentée de 6 % le 31 juillet. La première hausse depuis des semaines. La difficulté de miner du bitcoin avait en effet été significativement revue à la baisse, suite aux restrictions drastiques mises en place par la Chine.

C’est lié au fonctionnement de la blockchain du bitcoin qui repose sur le protocole de  « la preuve de travail » et impose d’exécuter des calculs complexes pour valider un bloc. Le mystérieux Satoshi Nakamoto a conçu cette blockchain de manière à ce que le rythme de validation des blocs reste stable. Pour cette raison, lorsque la capacité de minage augmente, la difficulté des calculs à réaliser est rehaussée. À l’inverse lorsque la puissance de calcul dédié au minage baisse, la difficulté est réduite.

Miner du bitcoin était devenu plus facile après la fermeture de la majorité des mines situées en Chine. // Source : Viktor Forgacs / Unsplash

La Chine a stoppé le minage de bitcoin

Lorsque la Chine, qui abritait plus de 65 % du minage mondial, a fait fermer la quasi-totalité des fermes sur son sol, cela a donc eu un impact considérable sur le secteur des cryptomonnaies. La blockchain du bitcoin s’est cependant avérée solide et la difficulté du minage a été comme prévu considérablement réduite. Le fait que la difficulté réaugmente pour la première fois depuis des semaines est donc très révélateur : cela signifie qu’une partie des mineurs ont trouvé de nouveaux points de chute et commencent à rallumer leurs machines. Le hashrate mondial du bitcoin — soit la puissance de calcul affectée au minage dans le monde — est repassé de 90 exahash/s (EH/s) le 21 juillet à 108 EH/s le 31 juillet.

Une partie des sociétés ont délocalisé leurs activités au Kazakhstan voisin. C’est le cas, par exemple de BIT Mining. Dans un communiqué de presse, la société explique qu’elle a déjà déployé plus de 3 800 machines dédiées au minage de bitcoin sur place et qu’elle en a envoyé quelque 4 000  autres de plus, qui n’attendent que d’être allumées. Un mouvement qui ne va pas sans poser certains problèmes, car le Kazakhstan utilise principalement des centrales à charbon pour produire son électricité. Sur le plan écologique, il est donc problématique d’y installer des activités très énergivores comme le minage de bitcoin.

La puissance de calcul affectée au bitcoin grimpe

Le Kazakhstan n’est cependant pas le seul pays à attirer les mineurs. Les États-Unis aussi ont leurs faveurs. Certains États, notamment le Texas, ont affiché ouvertement leur sympathie pour les cryptomonnaies. Comme le révèle The Block, la société américaine BIT Digital a d’ailleurs prévu de transférer aux États-Unis 14 500 machines dédiées au minage de bitcoin qui se trouvaient jusqu’à présent en Chine.

La puissance de calcul dédiée au minage de bitcoin dans le monde est cependant loin d’avoir retrouvé son niveau d’antan. Si le hashrate a regrimpé à 108 exahash/s ces derniers jours, il est encore loin du niveau qu’il avait mi-mai (180 EH/s). La difficulté de miner du bitcoin va donc sans doute continuer à augmenter les prochains mois, à mesure que d’autres entités rallumeront leurs machines.

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