De nombreux clients de SFR et Bouygues Telecom ont signalé dans la soirée du 1er septembre des soucis pour accéder au web. Il existe toutefois des solutions pour limiter les dégâts et surfer de nouveau sur le net, en attendant que les choses rentrent dans l'ordre.

Avez-vous rencontré des difficultés pour naviguer sur le net dans la soirée du mardi 1er septembre ? Si votre fournisseur d’accès à Internet s’appelle Bouygues Telecom ou SFR, c’est « normal » : les deux opérateurs ont reconnu entre le 1er et le 2 septembre avoir été confrontés chacun à un « incident technique », dont la nature n’a pas encore été précisée. La situation est maintenant censée être rétablie.

La rédaction de Numerama n’a pas été épargnée par ces soucis : dans la soirée d’hier, il était devenu impossible de visiter un quelconque site web ou bien de poursuivre la lecture d’un film depuis un site de SVOD — en l’occurrence, il s’agissait de MyCanal. L’ampleur apparente du pépin a rapidement permis d’écarter l’hypothèse d’un plantage local d’un site web au profit d’une panne au niveau du FAI.

Une ampleur confirmée en visitant Down Detector, avec sa connexion mobile faute de liaison filaire opérationnelle. Ce site est pratique, car il permet aux particuliers de signaler tout pépin qu’ils rencontrent lors de l’accès à tel ou tel service en ligne. Cela inclut les opérateurs, mais aussi des plateformes comme les réseaux sociaux, les banques, les administrations, les sites de musique ou de SVOD, etc.

Et la situation à laquelle a fait face une partie de notre rédaction mardi soir était de toute évidence partagée par des milliers d’autres internautes.

Concernant Bouygues, un pic de signalements a été mesuré peu avant 23h, avec 3 408 alertes. Du côté de SFR, le pic est survenu plus tôt, à 20h50, avec 4 156 rapports envoyés. Avant et après, des milliers d’autres notifications avaient été envoyées — et on ne parle ici que des internautes qui connaissent Down Detector et s’en servent, ce qui donne une petite idée de l’étendue du souci.

La situation chez SFR, dans la soirée du 1er septembre 2020.
Et chez Bouygues Telecom, le même jour.

Lorsque ce type d’incident survient, il peut susciter un sentiment d’impuissance et l’impression de devoir attendre passivement que l’opérateur règle le souci. Pourtant, deux astuces simples à suivre existent pour régler un désordre passager dans sa connexion — et même si elles ne permettent sans doute pas de corriger toutes les pannes rencontrées, elles méritent d’être essayées.

Partager la connexion Internet 4G d’un smartphone

La première tentative qu’il convient d’essayer est le mode modem de son smartphone. Le but ici est de remplacer provisoirement votre box, qui défaille, par votre mobile. Celui-ci peut vous donner accès à Internet, via votre formule 4G. Le téléphone redirige ensuite le signal en Wi-Fi vers la carte réseau de votre PC. Cela requiert bien sûr de vivre dans une zone bien couverte par votre opérateur et d’avoir un bon forfait.

Le partage de la connexion Internet 4G d’un smartphone fait l’objet d’un sujet spécifique sur Numerama, où l’on vous explique la marche à suivre, que vous soyez sur Android ou iOS. Cette solution de connexion peut servir dans d’autres circonstances, par exemple en vacances dans un village où le domicile n’a pas de liaison filaire. Votre smartphone servira alors de modem à votre PC portable.

Tous les smartphones du marché incluent des outils pour être utilisés en mode modem. // Source : Louise Audry pour Numerama

Lors de la panne de Bouygues Telecom du mardi 1er septembre, il s’est avéré que le souci se limitait manifestement aux services de la Bbox — l’accès à Internet mobile via une ligne mobile Bouygues Telecom a été fonctionnel durant la soirée, sans aucun souci, ce qui nous a d’ailleurs permis de consulter la situation sur Down Detector et de prendre le pouls sur les réseaux sociaux.

Changer les DNS du PC

La seconde méthode pour se tirer d’un dysfonctionnement de son FAI est de voir si ce ne sont pas les DNS qui sont dans les choux.

Le DNS est un mécanisme du web qui fait correspondre des adresses IP à des noms de domaine. Les adresses IP indiquent le chemin à prendre pour rejoindre les serveurs sur lesquels sont hébergés les services en ligne. Mais comme il s’agit de suites de numéros, le DNS a été inventé, car il est plus facile de retenir une adresse comme www.numerama.com que son adresse IP.

Là encore, le changement de ses DNS sur son ordinateur est décrit dans un papier à part. La méthode nécessite de rentrer dans certaines configurations du PC, mais il n’y a rien de bien insurmontable. En fonction de votre système d’exploitation (Windows, Mac, Linux), le guide ne sera pas le même. Plusieurs DNS alternatifs existent ; nous vous proposons ceux de Google, Cloudflare, OpenDNS, OpenNic et FDN.

C’est cette dernière méthode que nous avons privilégiée mardi 1er septembre. Nous avons inscrit l’adresse DNS de FDN dans les instructions pour la carte réseau et après validation l’accès au web a été rétabli. Tous les sites qui n’affichaient plus rien ont de nouveau pu être contactés et le film que nous regardions sur MyCanal a pu reprendre là où nous l’avions laissé. Tout est bien qui finit bien.

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