En juin, les footballeurs des sélections nationales se disputeront la Coupe du monde en Russie. L'occasion idéale pour changer de télé afin de regarder les matches dans les meilleures conditions.

Tous les quatre ans, amatrices et amateurs de ballon de rond — et un peu les autres également — ont rendez-vous avec la Coupe du monde, l’événement sportif populaire par excellence. Pour certains, c’est l’occasion et/ou une excuse pour craquer pour un nouveau téléviseur. Il y a plusieurs raisons à cette habitude devenue ancestrale. Déjà, c’est toujours mieux de regarder les matches en profitant d’une belle image. Ensuite, les fabricants ne loupent pas l’opportunité de proposer des offres coup de poing pour inciter à franchir le pas — quitte à en changer à chaque Coupe du monde.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas toujours facile de choisir la télé adaptée à ses besoins, surtout à une époque où les choses vont vite, trop vite, et les normes marketing pullulent sur les autocollants posés sur les produits arborés en magasin. OLED, pas OLED. HDR, pas HDR. 4K, pas 4K… Une ribambelle de caractéristiques qui risque de perdre le consommateur. Le tout en sachant que les différents usages — jouer aux jeux vidéo, regarder un film, apprécier une retransmission sportive — ne reposent pas sur les mêmes exigences en matière d’image.

Mais quels sont justement ces critères indispensables pour prendre un maximum de plaisir devant un match ? Quatre ont retenu notre attention : la diagonale, la luminosité, l’uniformité de la dalle et la fréquence d’affichage.


Les critères retenus

La diagonale

On aurait pu choisir la résolution mais, en 2018, le fait est qu’il apparaît difficile de ne pas acheter un téléviseur 4K. Spoiler : la Coupe du monde sera diffusée en 4K chez nous via les FAI si vous avez l’équipement idoine. Et si tel n’est pas le cas, la mise à l’échelle de la plupart des marques est aujourd’hui très performante. Traduction : un flux 1080i/p s’affiche très, très bien sur une dalle 4K.

De fait, on a préféré retenir la diagonale. En commençant par une lapalissade : oui, un spectacle s’apprécie beaucoup mieux quand c’est grand, voire très grand. Ce qui est encore plus vrai pour du sport. Ce qui est encore plus vrai si vous comptez organiser des soirées bière + foot + pizza : vous n’auriez pas envie d’être agglutinés devant un petit écran en compagnie de vos amis. On privilégierait donc un téléviseur avec une taille de 50 pouces au minimum, si possible avec un angle de vision confortable pour éviter que celles et ceux les plus écartés du centre ne voient pas le maillot de Neymar dans une autre couleur que le jaune.

La luminosité

Contrairement à ce que nous pourrions croire, la luminosité détermine le niveau de noir qui se dégagera de l’écran. C’est également un paramètre important pour les conditions de visionnage : un téléviseur doté d’une forte luminosité peut s’apprécier aussi bien en plein jour qu’à la nuit tombée. Et comme on regarde plutôt du foot dans une atmosphère chaleureuse, autant que l’écrin ne soit pas parasité par une autre source de lumière (ce qui serait le cas avec un vidéoprojecteur par exemple).

L’uniformité de la dalle

Les défauts d’un téléviseur s’acclimatent peu avec le vert des pelouses de football. Et si vous n’avez pas une dalle très uniforme alors vous pourriez vite le voir en regardant France – Australie lors du baptême de votre nouvelle acquisition. Il y a notamment le phénomène du DSE (Dirty Screen Effect), affectant moins le haut de gamme et se matérialisant par une impression d’écran sale sur certaines zones. Il y a aussi celui du banding, qui fait apparaître des bandes horizontales ou verticales plus claires plus sombres lors des travelings — et il y a beaucoup de travelings pendant un match de foot. Pour le coup, c’est un peu la loterie et il est difficile de le savoir avant d’appuyer sur la touche d’allumage.

Le taux de rafraîchissement

Qui dit sport dit mouvements rapides, et qui dit mouvements rapides dit nécessité pour la télé de suivre l’action avec la plus grande précision possible. Pour bien retranscrire le spectacle, un téléviseur doit obligatoirement s’appuyer sur un taux de rafraîchissement élevé. Attention toutefois à l’effet pervers du marketing : ce n’est pas parce qu’un produit est « 3 000 Hz » qu’il assurera forcément une fluidité sans faille.

Attention aussi à l’abus du traitement d’image censé améliorer la sacro-sainte fluidité. Chez certaines marques — par exemple LG –, il donne parfois naissance à des artefacts disgracieux — ou peut carrément faire disparaître un ballon. Chez Sony, Philips ou encore Panasonic, cette technologie est beaucoup mieux maîtrisée dès lors que l’on ne pousse pas trop le curseur. Sur ce point, il y a un équilibre à trouver.

Attention enfin aux modes image : celui qui est soi disant idéal pour le sport est très souvent à proscrire (souvent, les couleurs deviennent criardes).

L’OLED sans concession

LG 65W7V

Le luxe à tout prix

En matière de design, difficile de faire mieux que le LG W7V. Utilisant la technologie picture-on-wall, il se colle sur votre mur et en mettra plein la vue à vos invités rien qu’avec son design minimaliste et d’une classe absolue, à la hauteur de l’image qu’il délivre : précise, contrastée (merci l’OLED) et d’une justesse infinie. La barre de son déportée ne sera pas en reste pour retranscrire l’ambiance des stades. Et en Russie, ce ne sont pas les Vuvuzela qui viendront nous casser les oreilles. Un véritable bijou doté des meilleures technologies du moment (dont le Dolby Vision). Petite précision de taille : il n’est pas 3D, comme tous les téléviseurs d’aujourd’hui.

Sony 65AF8

Le haut de gamme

Beaucoup plus raisonnable, en termes de prix, que la série W de LG, le Sony AF8 n’en constitue pas moins un excellent choix. S’appuyant lui-aussi sur une dalle OLED — fournie par LG d’ailleurs –, le téléviseur est le dernier cri du constructeur japonais. Dans le concret, il associe les forces de son panneau — noir infini, richesse des couleurs, angles de vision très ouverts — avec le savoir-faire logiciel de Sony, à savoir le traitement d’image sublimant les détails et assurant une belle fluidité. Il bénéficie aussi de la technologie maison Acoustic Surface, faisant vibrer la dalle pour faire sortir les bruitages. Au-delà du gain en design (fini les hauts-parleurs disgracieux), la directivité sonore n’en est que meilleure.

Petite précision : on le préfère au Sony A1, commercialisé l’an dernier et toujours dans la gamme, en raison d’une conception beaucoup plus pratique (la A1 nécessite un meuble aussi large que la dalle) et d’un rendu sensiblement similaire.


Le choix juste

Philips 55PUS7303

Processeur puissant et Ambilight

Impossible de ne pas tomber amoureux de l’Ambilight, technologie propre aux téléviseurs Philips qui projette des lumières dont la couleur est adaptée au contenu diffusé. Le PUS7303 en est bien évidemment équipé. Il revendique surtout la présence du puissant processeur P5 Perfect Picture Engine, intronisé sur les modèles haut de gamme. Un processeur qui améliore le traitement d’image en éliminant le bruit, sublimant le piqué et assurant une fluidité de circonstance. Soit de quoi proposer un match de foot avec de sérieux arguments.

Hisense H60N5700

Grande taille à prix cadeau

Moins connu que les marques Sony, Samsung, LG ou encore Panasonic, Hisense, sponsor officiel de la Coupe du monde 2018, tient désormais une belle place sur le marché des téléviseurs. Ses produits, proposés à des tarifs agressifs, sont des excellents rapports qualité/prix. En l’occurence, pour moins de 700 euros, vous avez une image de 60 pouces avec un bon contraste et une fluidité solide. Seul hic ? C’est une dalle VA, ce qui limite les angles de vision.

Le strict minimum

Sony KD43XE7096

Le top du bas de gamme

Difficile de tomber sous la barre des 600 euros et de tomber sur un bon téléviseur revendiquant une dalle de minimum 50 pouces. Voilà pourquoi il vaut mieux revoir ses exigences de taille à la baisse en privilégiant la qualité. Ce XE7096 bénéficie du Processeur d’image X-Reality PRO 4K de Sony pour offrir un joli rendu. Un gage de qualité indéniable.

Hisense H50NEC5200

Du 50 pouces à moins de 400 €

Un téléviseur de 50 pouces à moins de 400 euros ? C’est la promesse de ce NEC5200 de chez Hisense, tout en restant un 4K et smart. Vous n’aurez pas la meilleure image du marché mais vous trouverez difficilement mieux dans cette gamme de prix.

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