Depuis plusieurs mois, OpenClaw s’est imposé comme le projet le plus suivi et commenté de l’actualité tech. Autant pour les formidables possibilités qu’il présente, en permettant de piloter son ordinateur avec des agents capables d’exécuter des tâches complexes en autonomie, que pour ses couacs de sécurité.
En effet, malgré l’enthousiasme, le projet open source souffre d’une réticence, notamment des entreprises, à l’intégrer à leur flux de travail. Donner un accès quasi-total à ses données et à son poste à un agent autonome multiplie les risques de fuite, de mauvaise configuration ou d’abus de privilèges.
Nvidia vient peut-être de dévoiler ce qui lui permettra de briser ce plafond de verre en annonçant NemoClaw le 16 mars 2026. Le projet est présenté comme une version sécurisée, pensée pour éviter les dérives des agents.

Comment fonctionne NemoClaw
Concrètement, NemoClaw vient se placer entre les agents OpenClaw et les modèles ou l’infrastructure avec lesquels ils opèrent.


Pour ce faire, la solution s’appuie notamment sur l’Agent Toolkit de Nvidia, une suite logicielle conçue pour apporter de la rigueur aux agents autonomes. Il y déploie notamment OpenShell, un dispositif qui fonctionne comme une « bulle » hermétique, ou une sandbox, dans laquelle l’agent est enfermé.
Chaque commande que l’IA tente d’exécuter est interceptée par une couche de contrôle qui vérifie si l’action est conforme aux droits de l’utilisateur. Si l’IA tente d’accéder à un dossier confidentiel ou d’envoyer un mot de passe sur un serveur tiers, NemoClaw coupe le processus instantanément.
Aussi, Nvidia a intégré au cœur du dispositif un Privacy Router, une sorte d’aiguilleur intelligent qui fait office de douane pour les données. Avant que l’agent ne communique avec un modèle de langage hébergé dans le cloud comme GPT-4 ou Claude, NemoClaw scanne l’intégralité du texte sortant. S’il détecte des informations sensibles, qu’il s’agisse d’un numéro de carte bleue, d’une clé d’API ou d’un secret industriel, il les anonymise ou bloque la requête.
Si possible, le routeur choisit aussi le modèle le plus « léger » et local pour économiser de l’énergie et gagner en rapidité, ne sollicitant les gros serveurs distants que pour les réflexions les plus complexes.
Plus sûr et plus accessible ?
L’objectif est clair chez Nvidia : NemoClaw doit « donner aux utilisateurs le contrôle sur la façon dont les agents se comportent et manipulent les données. »
L’idée est également de casser les barrières techniques à l’entrée en optimisant les besoins de déploiements.
Si NemoClaw reste lié à l’écosystème Nvidia, il se veut flexible au sein de leur gamme et tourne aussi bien sur des PC GeForce RTX que sur des stations de travail pro ou des supercalculateurs DGX.
Un accent mis sur la facilité de déploiement qui s’illustre par l’installation de NemoClaw, accessible au plus grand nombre via quelques commandes de terminal :
- $ curl -fsSL https://nvidia.com/nemoclaw.sh | bash
- $ nemoclaw onboard (pour configurer vos API keys et votre environnement local)
- $ nemoclaw connect (pour démarrer un agent dans l’environnement sécurisé OpenShell)
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