Nvidia transforme tout en or depuis quelques années. Mais l’entreprise fait face à un petit vent contraire. Tout part de la présentation du DLSS 5 (Deep Learning Super Sampling) le 16 mars 2026, qui est considéré comme une nouvelle étape majeure dans les rendus graphiques depuis l’introduction du ray tracing. On parle effectivement d’un « modèle de rendu neuronal en temps réel », ce qui va au-delà d’une technologie pensée pour améliorer simplement les performances et la fluidité (en partant d’une définition plus basse et en créant des images).
Les outils de présentation, que ce soient des images ou des vidéos, montrent effectivement des résultats impressionnants, avec un objectif d’atteindre une image cinématographique et photoréaliste. Les comparaisons avant/après témoignent d’une évolution qui saute aux yeux, avec une dynamique bluffante. Toutefois, le DLSS 5 a une fâcheuse tendance à dénaturer certains éléments, comme les visages.
Pourquoi les joueurs n’aiment pas le DLSS 5
Il n’a fallu que quelques minutes pour voir des premières critiques sur le DLSS 5. On peut ainsi être impressionné par ce dont est capable l’outil de Nvidia — car c’est vraiment bluffant — mais déplorer certains rendus qui semblent tout droit sortis d’une IA à ses balbutiements. Dans Resident Evil Requiem, l’héroïne Grace Ashcroft ne ressemble plus à Grace Ashcroft tandis que Leon perd 20 ans. Dans Starfield, on perd cette direction artistique lisse, certes, mais charmante. Dans Hogwarts Legacy, on a carrément des visages qui font penser à de véritables photos. Quant à Virgil Van Dijk dans EA Sports FC 26, les fans de Liverpool l’ont assez vu sur un terrain pour ne plus le reconnaître.


Même certains éclairages, supposés être le principal atout du DLSS 5, paraissent trop appuyés et artificiels pour convaincre (par exemple, les reflets sur la combinaison d’un personnage de Starfield). Tout porte à croire que Nvidia a poussé les curseurs un peu trop à fond pour les besoins de sa démonstration. Si l’objectif était d’en mettre plein la vue, c’est réussi. Mais un soupçon de dosage n’aurait pas fait de mal, et c’est déjà une marge de progression pour cette technologie.

« Bonjour, c’est de la grosse m****. Cordialement. », témoigne le streamer j0nathan. Brian Le Duigou, auteur et co-créateur de Point’n Think, argumente davantage : « Quelqu’un peut-il dire à Nvidia que les visages sans le DLSS 5 activé sont bien plus beaux et agréables à regarder que ces horreurs qui ressemblent à des visages générés par ChatGPT entre deux pauses café au bureau ? » Même son de cloche chez Hugo Gaming : « Je trouve le résultat du DLSS 5 immonde dans ces captures d’écran. Ça enlève tout le charme des personnages. » Sans compter, déjà, la pluie de mèmes pour se moquer.
Il semble y avoir un consensus clair : le DLSS 5 en fait trop et va jusqu’à « détruire » la couche artistique initiale.

Comment fonctionne ce DLSS 5 ? L’algorithme est entraîné pour comprendre la scène sur laquelle il travaille, avec une analyse complète de ce qui s’y trouve (y compris les détails comme les cheveux). Il travaille ensuite en temps réel pour générer des images en totale adéquation avec la scène, en s’appuyant sur les données de mouvement du jeu, et ce jusqu’à une définition 4K.

Le DLSS 5 serait capable de « gérer des éléments complexes tels que la diffusion de la lumière sous la peau, l’éclat délicat d’un tissu et les interactions lumière-matière sur les cheveux ». Nvidia sous-entend que son IA n’est pas en roue libre, mais certains rendus la trahissent — du moins aux yeux des joueuses et des joueurs. Le côté très réaliste peut paradoxalement trahir la nature artificielle de l’image, pour les plus observateurs (rappelant la notion d’Uncanny Valley). Mais l’entreprise pourra améliorer sa copie dans les semaines et mois à venir.
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