Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que la dose de rappel sera élargie à tous les adultes dès le samedi 27 novembre prochain.

La situation sanitaire s’est dégradée cet automne 2021. La cinquième vague épidémique du covid provoque une hausse exponentielle du nombre de contaminations en France. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a donné une conférence de presse ce 25 novembre 2021 pour annoncer une évolution de la stratégie.

« Le virus circule vite, il circule partout en France et dans le monde », a introduit le ministre de Santé. « La France connaît à son tour une cinquième vague (…) qui sera sans conteste plus forte et plus longue que celle survenue cet été. »

Olivier Véran a confirmé qu’il n’y aurait pas de confinement ni de couvre-feu, ni de limitations des déplacements. « Nous considérons que nous pouvons passer cette vague sans recourir aux outils les plus contraignants si vous savons utiliser les cartes que nous avons en mains. »

Olivier Véran a tenu à rappeler que « si nous n’avions pas cette couverture vaccinale importante, nous serions déjà submergés par cette vague épidémique » : « nous serions déjà tous confinés » sans cette couverture vaccinale, a-t-il ajouté.

La dose de rappel pour tous les adultes

Ce matin, sur le site de Doctolib, on pouvait lire que la 3e dose — l’injection de rappel — serait disponible pour tous les adultes à partir du 27 novembre prochain.

C’est ce qu’a confirmé Olivier Véran lors de sa prise de parole. « Désormais le rappel vaccinal sera ouvert à tous les adultes âgés de 18 ans et plus, dès 5 mois après la dernière injection » : cela concerne 19 millions de Français et Françaises devenant éligibles. Il a également confirmé la date : l’ouverture à tous les adultes est bel et bien dès ce samedi 27 novembre.

«  Avec le rappel, l’immunité redevient optimale », a indiqué Olivier Véran. Ses décisions s’appuient notamment sur les conclusions des autorités scientifiques comme la Haute autorité de santé qui a remis un avis ce jour même.

Conférence de presse du 25 novembre. // Source : Gouvernement

Olivier Véran a confirmé qu’il y aura suffisamment de vaccins pour organiser cette campagne de rappel, avec des doses de Pfizer et de Moderna.

Ces rappels peuvent se faire auprès de tous les professionnels de santé : pharmacies, laboratoires de biologie, infirmiers, etc. Ces professionnels peuvent commander « autant de vaccins qu’ils le souhaitent ». Il est également possible d’opter pour les centres de vaccination — il y en a plus de 1 000 en France, et ils seront « amplifiés » dès ce weekend, a indiqué Olivier Véran.

Vaccination des 5-11 ans

Avant de valider cette vaccination aux enfants de 5 à 11 ans, Olivier Véran va saisir le conseil consultatif national d’éthique ainsi que la haute autorité de santé. Si elle est décidée, elle ne commencerait pas avant le début de l’année 2022 : «  il faut recevoir des dilutions de vaccins adaptées aux enfants ».

Évolution du pass sanitaire

À compter du 15 janvier, le pass sanitaire de tous les publics de 18 à 64 ans ne sera plus actif en l’absence d’une dose de rappel effectuée dans les 6 mois après la dernière injection. Il en va de même pour les 65 ans et plus à partir du 15 décembre. La validité globale du pass sanitaire est de 7 mois avant qu’il ne soit désactivé si vous ne faites pas de dose de rappel.

Les tests PCR et antigéniques permettant de bénéficier du pass sanitaire sont dorénavant valables pendant 24h, au lieu de 72h auparavant.

Les masques

L’une des inquiétudes est que la cinquième vague soit en grande partie nourrit par le relâchement des gestes barrières. Un sujet adressé par Olivier Véran. « Nous devons collectivement nous ressaisir », a appelé le ministre, demandant à mobiliser du geste hydroalcoolique, ou à éviter la bise.

À compter du 26 novembre (demain), le port du masque redeviendra obligatoire dans tous les lieux publics même là où le pass sanitaire est obligatoire. Les préfets seront habilités à rendre obligatoire le port du masque en extérieur lors d’événements spécifiques, comme les marchés de Noël. D’ailleurs, les marchés de Noël seront accessibles qu’avec pass sanitaire.

Il a rappelé l’importance de l’aération comme geste barrière.

Le point sanitaire par Jérôme Salomon

Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a indiqué que l’Europe est redevenu «  l’épicentre de la pandémie », mettant en cause tout à la fois la saison hivernale mais aussi la baisse des gestes barrières ainsi qu’une «  insuffisante couverture vaccinale ». Il a indiqué que 67 % des nouvelles contaminations recensées dans le monde sont en Europe.

En France, le taux d’incidence est de 193 pour 100 000. Le taux de reproduction est de 1,6 (ce qui signifie qu’une personne infectée peut en contaminer plus d’une à son tour). « La transmission du virus s’accélère, l’impact sanitaire de cette vague est réel », a-t-il indiqué, rappelant aussi que les hospitalisations concernent surtout les personnes non vaccinées à l’heure actuelle. Il y a 8 fois plus d’entrées en soins critiques parmi celles non vaccinées, par rapport aux personnes vaccinées.

« Nous devons gardons ce bénéfice de la mobilisation en faveur de la vaccination », en a-t-il conclu, appelant aussi à renforcer les gestes barrières dans notre quotidien.

Médicaments

À partir du mois de décembre, un médicament va arriver : le molnupiravir. Il est sous forme de comprimé et pourra être prescrit par les médecins généralistes ; disponible dans les pharmacies. Le médicament sera réservé aux personnes à risques de formes graves.

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