Starhopper, le prototype de Starship, a pris son envol le 25 juillet. Un décollage d'à peine 20 mètres, mais qui est de bon augure pour la suite.

C’est un décollage modeste, mais prometteur pour la suite. Jeudi 25 juillet, SpaceX a réussi à faire s’élever dans son centre de test au Texas le Starhopper, une version simplifiée et plus compacte du Starship, qui est le futur étage supérieur de la prochaine fusée du groupe, la Big Falcon Rocket (BFR). C’est cet engin qui doit un jour remplacer le Falcon 9 et le Falcon Heavy.

« Le vol de Starhopper a réussi », a tweeté Elon Musk, tandis qu’était menée en parallèle une mission de ravitaillement de la Station spatiale internationale depuis la base de Cap Canaveral, en Floride — celle-ci était initialement prévue pour avoir lieu plus tôt, mais de mauvaises conditions météorologiques ont conduit SpaceX à reporter le vol pour ne prendre aucun risque.

Les vidéos tournées pour l’occasion ne permettent pas hélas de voir clairement le court vol du Starhopper. Elon Musk a certes partagé une séquence filmée au niveau du moteur, mais qui empêche d’apprécier ce premier essai dans son ensemble. On devine que l’engin s’est élevé de quelques dizaines de mètres, a réalisé des manœuvres en vol stationnaire, avant de se reposer à côté de son pas de tir.

C’était justement le programme que s’était fixé SpaceX, quelques jours auparavant : allumer le moteur-fusée Raptor (qui avait été allumé pour la première fois ce printemps et qui sera déployé en nombre sur Starship et le BFR, avec respectivement 7 et 31 moteurs), atteindre un altitude d’une vingtaine de mètres, se décaler sur le côté puis atterrir.

Un nouveau test bientôt

Fort de ce succès, SpaceX compte assez rapidement procéder à un autre test, bien plus ambitieux, dans les toutes prochaines semaines. Basiquement, il s’agit de multiplier par dix l’altitude atteinte par le Starhopper. Toujours sur Twitter, Elon Musk a expliqué qu’il y aurait d’ici une semaine ou deux un essai à 200 mètres d’altitude. Par la suite, des bonds encore plus hauts devraient survenir.

Ainsi, il est question de procéder dans quelques mois à un saut atteignant 20 kilomètres d’altitude pour la première mouture de Starship. Insuffisant pour atteindre l’espace — la limite est fixée par convention à 100 kilomètres d’altitude par rapport au niveau de la mer — mais de bon augure pour la suite. le Starship doit à terme être capable de couvrir diverses missions, y compris l’exploration spatiale habitée.

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Vue d’artiste du BFR, sur lequel est posé le Starship. // Source : SpaceX

Essai infructueux en juillet

Ces différents bonds sont utilisés par SpaceX pour contrôler le comportement général de la fusée, en particulier des moteurs-fusées Raptor. Des tests qui ne sont pas si simples à conduire : le 17 juillet dernier, l’un de ces essais a mal tourné. Pendant un test moteur, un départ de feu a été observé et a enveloppé la fusée. Un incident sans gravité, car la société a pu boucler un test presque une semaine après.

Concernant Starship, les vols d’essai de la fusée (et non plus du prototype)  sont prévus pour cette année. Il faudra attendre au moins un an avant que les premières missions commerciales se mettent en place. Dans les plans de SpaceX, le Starship servira à véhicule un équipage pour faire une petite balade autour de la Lune. Il sera aussi sollicité quand il s’agira de mettre le cap sur Mars.

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