La Nasa fête ses 60 ans cette année. L'agence profite de l'occasion pour produire un clip qui vante son histoire et mentionne les prochains défis à relever.

Ce n’est pas une surprise : la Nasa va retourner sur la Lune, sauf qu’elle ne compte pas y aller pour y rester quelques heures ou quelques jours. Elle entend y revenir pour y rester. Le satellite pourrait en effet servir de point d’étape avant des missions plus lointaines, vers Mars. C’est ce que déclarait par exemple Mike Pence, le vice-président des États-Unis, dans un discours devant le National Space Council en 2017.

« Nos astronautes retourneront sur la Lune — et pas seulement pour laisser derrière eux des empreintes de pas et des drapeaux, mais pour jeter des bases, nous devons envoyer des Américains sur Mars, et au-delà », disait-il alors. Ils ne sont pas les seuls : la Chine et l’Union européenne réfléchissent aussi à établir une base sur place et le Japon veut qu’un équipage national se pose à la surface.

Cette ambition a récemment été au cœur d’une vidéo promotionnelle publiée par la Nasa le 16 novembre, à l’occasion de ses 60 ans d’existence. Dans ce clip retraçant l’épopée de la conquête spatiale américaine, dont le climax a été l’alunissage d’Apollo 11 le 24 juillet 1969, l’agence annonce qu’il « est temps de faire le prochain grand saut » et « d’écrire le prochain chapitre de l’exploration spatiale ».

Pour y rester

Ce grand saut, c’est donc le retour sur la Lune, « pour y rester » mais surtout « pour aller plus loin », «  jusqu’à Mars », narre la voix off. « L’architecture pour cette mission est déjà en train de prendre forme. Nous allons y aller avec de nouveaux systèmes, des designs audacieux et des mesures pérennes. […] Nous y allons. » Quand ? À partir de 2023, selon un plan de la Nasa dévoilé en septembre.

« La Nasa est en train d’élaborer un plan qui permettra aux Américains d’orbiter autour de la Lune à partir de 2023 et de faire atterrir les astronautes à la surface au plus tard à la fin des années 2020 », écrivait l’agence spatiale cet automne. Mais il faudra plutôt attendre la fin de la décennie pour voir un atterrisseur lunaire capable de transporter des équipages et des cargaisons commencer ses voyages vers la surface de la Lune.

La dernière fois qu’un équipage s’est rendu sur la Lune, c’était en 1972. Il s’agissait alors de l’expédition d’Eugene Cernan. Depuis, aucun projet n’a dépassé le stade exploratoire. L’un des plus récents, appelé Programme Constellation, envisageait un retour des astronautes sur la Lune en 2020. Élaboré au milieu des années 2000, sous l’ère Bush, il a été annulé en 2010 par Barack Obama pour des raisons budgétaires.

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