La Nasa fête ses 60 ans d'existence le 1er octobre 2018. Son épopée a été une source d'inspiration, notamment chez les cinéastes : voici cinq films qui racontent son histoire.

Le 1er octobre est une date un peu particulière dans l’histoire de la conquête spatiale. Surtout cette année : ce jour marque en effet les 60 ans d’existence de l’agence. Plus exactement, cet anniversaire marque le moment où elle est devenue vraiment opérationnelle. Son acte de naissance est un peu plus ancien : il date du 29 juillet 1958, avec la promulgation d’une loi ad hoc.

Naturellement, l’administration américaine de l’aéronautique et de l’espace propose de revenir sur les six décennies passées avec des articles et des vidéos thématiques. Pour accompagner le mouvement, nous vous proposons dans cet article non pas une liste de dates marquantes de la Nasa mais plutôt une sélection de films qui ont su raconter, à leur échelle, certains épisodes marquants de la Nasa.

Cette liste ne se veut pas exhaustive ; peut-être que l’absence de tel ou tel long métrage vous heurtera. Il faut noter que nous avons voulu ne retenir que les oeuvres qui relatent des faits historiques — même s’ils sont nécessairement romancés pour d’évidentes raisons. Exit donc les oeuvres comme Gravity ou Seul sur Mars, pourtant relativement plausibles, Interstellar, trop futuriste, ou Armageddon, trop improbable.

Apollo 13

« Houston, nous avons eu un problème ». Sans aucun doute l’une des phrases les plus célèbres de la conquête spatiale. L’une des plus alarmantes aussi, car tout aurait pu très mal tourner : lorsque Jack Swigert la prononce, l’équipage engagé dans la mission Apollo 13 (forcément…) ne connaît pas encore l’ampleur du problème : l’explosion d’un réservoir d’oxygène pendant le trajet vers la Lune.

Réalisé par Ron Howard, épaulé par un casting solide (Tom Hanks, Bill Paxton, Kevin Bacon, Ed Harris, Gary Sinise…), le film retrace, de façon quelque peu dramatique, les difficultés rencontrées par les trois astronautes à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de la Terre. Et comment leur sang-froid ainsi que le travail abattu par les équipes au sol ont permis d’éviter la catastrophe.

Apollo 13
Scène du film Apollo 13, Tom Hanks ouvrant la marche. // Source : Universal Pictures

First Man

D’accord, on vous l’accorde : First Man n’est pas encore sorti au cinéma au moment de faire cette petite sélection. En France, il arrivera dans les salles obscures à partir du 17 octobre. Mais l’on ne pouvait pas passer à côté de ce long-métrage. Après tout, c’est tout de même Damien Chazelle qui est à la réalisation. Un cinéaste à qui l’on doit Whiplash et La La Land, deux films couverts d’éloges et de récompenses.

Basé sur la biographie officielle de Neil Armstrong, First Man conte l’histoire de celui qui a été le tout premier homme à avoir foulé le sol lunaire. Ici, c’est Ryan Gosling qui prête ses traits à l’astronaute américain  décédé en 2012. L’homme est entré dans l’histoire avec la mission Apollo 11 et sa phrase passée à la postérité : « c’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité ».

First Man
Ryan Gosling, en tant que Neil Armstrong. // Source : Universal Pictures

L’Étoffe des héros

Ce sont les premiers, ceux qui ont ouvert la voie : ils s’appellent Alan Shepard, John Glenn, Gordon Cooper, Virgil Grissom, Deke Slayton, Scott Carpenter et Walter M. Schirra. Ils sont les « Mercury Seven », ce premier groupe de sept astronautes du programme Mercury sélectionnés par la Nasa en 1959. Ils sont entrés dans l’histoire en réalisant chacun une première dans l’espace. Ce film leur est dédié.

Premier Américain dans l’espace ; premier Américain dans un vol orbital autour de la Terre ; premier Américain à dormir en orbite ; premier astronaute faisant un deuxième vol spatial : premier astronaute à en faire un troisième ; premier à participer à un vol américano-soviétique en orbite ; premier homme à manger dans l’espace. Et l’on peut ajouter Check Yeager, le premier homme à franchir le mur du son.

L'Étoffe des héros
Un essai qui tourne mal. // Source : Warner Bros.

Les Figures de l’ombre

L’histoire de la Nasa est jalonnée d’hommes et de femmes héroïques, venant surtout du corps des astronautes. Mais en coulisses, des figures de l’ombre se sont activées de façon à permettre à l’Amérique de revenir dans la course face à l’URSS. C’est sur leur action que porte le film Les Figures de l’ombre, réalisé par Theodore Melfi, avec au casting Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monáe.

Le film raconte l’action déterminante de Katherine Johnson dans les programmes aéronautiques et spatiaux de la Nasa. Grâce à des connaissances pointues en physique, mathématiques et ingénierie, elle a calculé les trajectoires du programme Mercury et de la mission Apollo 11 en 1969. La mission historique de la Nasa. Et ce n’était pas aisé : elle était une femme noire dans un monde d’hommes blancs.

Les Figures de l'ombre
Octavia Spencer, dans l’un des rôles principaux. // Source : 20th Century Fox

Ciel d’octobre

Dans Ciel d’octobre, on suit un jeune homme, Homer Hickam, à la fin des années 50, qui va défier l’autorité paternelle pour participer à la conquête spatiale, en fabriquant des fusées d’amateur. C’est le vol de Spoutnik 1, premier satellite artificiel de la Terre construit par les Soviétiques, qui a été le déclencheur de la passion spatiale de Homer Hickam. Le tout, sur fond de ville minière et d’horizon bouché.

L’histoire est poignante, comme Hollywood sait les écrire, car l’intéressé finit par devenir ingénieur à la Nasa. Mais surtout, l’histoire de cet individu s’arrachant de sa condition sociale est authentique : elle est basée sur le récit autobiographique Rocket Boys de Homer Hickam, qui a inspiré le film. Sorti en 2000 en France, il a été tourné par Joe Johnston, avec Jake Gyllenhaal, Chris Cooper et Laura Dern au casting.

Ciel d'octobre
Jake Gyllenhaal, la tête (presque) dans les étoiles. // Source : Universal Pictures

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