Voir une baleine à bosse en train de nager n’est déjà pas quelque chose de vraiment habituel pour le commun des mortels. Pourtant, il suffit de regarder celle apparaissant quelques secondes dans la vidéo ci-dessus pour se rendre compte qu’elle a un comportement assez étrange.
La scène, dévoilée par The Guardian, se déroule au large de la côte ouest de l’Australie. On y voit une baleine à bosse (on peut l’identifier ainsi grâce aux marques qui constellent sa tête) en train de nager la tête à l’envers, comme si elle s’amusait à faire la planche, puis elle ouvre en grand sa bouche démesurée, dévoilant ses fanons dans ce qu’on pourrait interpréter comme une sorte de bâillement.
Un jeu ou une manière de communiquer ?
Ce comportement est connu des cétologues sous le terme anglophone de gaping, pas forcément évident à traduire en français, mais que l’on pourrait appeler « ouverture béante ». Il est encore mal connu, mais il a quand même fait l’objet d’une étude scientifique récente, et publiée dans la revue Animal Behavior and Cognition.
Les auteurs se sont servis de vidéos de baleines diffusées sur les réseaux sociaux. Ils ont mis la main sur une sélection de 66 documents sur lesquels on peut assister à ce comportement, qui ne semble pas être liée à une tentative de se nourrir.

Des baleines le font sous l’eau, d’autres à la surface. Certaines produisent même un claquement sonore en refermant bruyamment la bouche sur l’eau. Aucune explication pleinement satisfaisante ne ressort à ce stade, faute, entre autres, de données encore trop rares.
Les scientifiques ont tout de même quelques hypothèses. Il pourrait s’agir d’une manière d’entretenir une interaction sociale et de communiquer avec les autres membres du groupe. Ou alors, il s’agit peut-être d’une méthode pour s’étirer la mâchoire ou pour jouer avec des débris qui restent dans leur bouche lorsqu’ils se nourrissent.
Le rôle de la « science citoyenne »
Ici, il est souvent associé à une sorte de parade de la part des baleines qui pratiquent une sorte de pirouette. Les scientifiques concluent en disant que si le comportement est observé chez les adultes et les enfants, il pourrait s’agir d’une manière, pour les baleineaux, d’attirer l’attention de leur mère.
Ce gaping a été observé chez d’autres espèces de cétacés, tels les bélugas, même si c’est de façon plus occasionnelle. Les dauphins, de leur côté, ont un comportement qui paraît lié aux jeux et qui ressemble à un bâillement. Dans tous les cas, il semble s’agir d’une attitude complètement indépendante de l’alimentation.
Les auteurs comptent sur la « science citoyenne », soit la participation du public à la collecte de données, pour obtenir davantage de visuels. Ce sont justement les images prises un peu partout à travers la planète qui ont permis de documenter ce comportement. Et l’essor des réseaux sociaux, à ce titre, est un filon à explorer, pour déceler des photos et des vidéos.
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