SpaceX a annoncé la perte d’un satellite Starlink qui évoluait sur une orbite terrestre basse, à environ 560 km d’altitude. L’engin a créé un nuage de débris, qui n’est a priori pas menaçant ni pour l’ISS ni pour Artémis II.

C’est par un tweet que Starlink a annoncé l’incident : dans la journée du 29 mars 2026, l’un de ses satellites a rencontré une défaillance technique à bord, dont les causes n’ont pas encore été identifiées. L’engin, qui a reçu comme code d’identification le numéro 34343, se trouvait à une altitude d’environ 560 km avant de subir son avarie.

Des premiers éléments qui émergent, le satellite se serait disloqué. La société LeoLabs a en effet constaté « détecté un événement de création de fragments » impliquant ce satellite. Leolabs, une entreprise spécialisée dans le suivi des débris spatiaux en orbite terrestre basse, a partagé un visuel où il est indiqué l’existence d’un cluster d’au moins 17 débris.

leolabs starlink
Le visuel de suivi proposé par LeoLabs. // Source : LeoLabs

Il pourrait cependant y en avoir d’autres. « Des fragments supplémentaires ont peut-être été produits — l’analyse est en cours », a écrit LeoLabs. Selon elle, cet événement n’est pas le résultat d’une collision avec un débris, une micrométéorite ou un autre objet se trouvant dans l’espace : la cause la plus vraisemblable viendrait d’une source énergétique interne.

Dans son point de situation, Starlink suggère indirectement que le satellite 34343 a effectivement pu se désagréger. En effet, la filiale de SpaceX a fait savoir qu’elle va « [continuer] à surveiller le satellite ainsi que tout débris traçable et à coordonner avec la NASA et l’U.S. Space Force ». Déjà au mois de décembre 2025, Starlink avait connu un pépin similaire.

Pas de risque annoncé pour l’ISS ou Artémis II

Reste une question : ce nuage de débris pose-t-il un risque ? Une évaluation préliminaire de LeoLabs estime qu’il devrait demeurer quelques semaines en orbite terrestre basse, avant de retomber vers la Terre. Les fragments du satellite devraient, pour l’essentiel, brûler lors de leur rentrée atmosphérique, sans aucun danger pour les populations.

De son côté, SpaceX estime aussi que cet incident n’est pas de nature à menacer la Station spatiale internationale (ISS), qui évolue sur une orbite proche des satellites Starlink. Il n’y a pas non plus de danger pour l’envol de la mission Artémis II, prévue dans la nuit du 1er au 2 avril 2026, et dans laquelle se trouve un équipage de quatre astronautes.

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