Chaque année, il y a des jeux qui marquent les esprits pour d’excellentes raisons. Et il y a ceux qui déçoivent. En 2021, les Far Cry, Call of Duty et autre Battlefield se sont plantés.

Chaque année, c’est la même histoire : des jeux réussis inondent nos esprits de joyeux souvenirs, et des productions ratées nous font regretter d’avoir dépensé plusieurs dizaines d’euros. Cet article évoque la deuxième catégorie, avec un tour d’horizon des jeux vidéo sortis ces derniers mois à éviter.

Les jeux vidéo les plus décevants de 2021

Twelve Minutes

Twelve Minutes // Source : Annapurna Interactive
Twelve Minutes, en vue zénithale. // Source : Annapurna Interactive

Une petite tendance s’est dégagée dans la production vidéoludique de l’année 2021 : les développeurs ont visiblement été très inspirés par les boucles temporelles. Mais tandis que The Forgotten City, naguère mod de Skyrim, est réussi et que Deathloop n’est pas passé loin d’être élu jeu de l’année, Twelve Minutes s’est perdu en chemin. Certains crient au génie, on a préféré y voir une expérience à fuir en raison d’un concept bancal et, pire encore, d’un twist tout bonnement répugnant.

La note de Twelve Minutes sur Numerama : 3/10.

Biomutant

Biomutant // Source : THQ Nordic
Biomutant, qui a muté en on-ne-sait-trop-quoi. // Source : THQ Nordic

Biomutant est l’archétype du jeu qui a les yeux plus gros que le ventre. À trop vouloir être généreux dans le but de se hisser au niveau des ténors, il tombe dans l’excès. Trop daté pour convaincre, il cumule les tares : gameplay approximatif, failles techniques, proposition globale mal maîtrisée. Il y a cinq ans, Biomutant aurait peut-être été un grand jeu. Tant pis pour lui.

La note de Biomutant sur Numerama : 4/10.

Outriders

Outriders // Source : Capture Xbox
Ouh, la vilaine bête. // Source : Capture Xbox

Que retenir d’Outriders, titre édité par Square Enix qui a eu la bonne idée d’être disponible tout de suite dans le Xbox Game Pass ? Pas grand-chose. S’il y a des éléments encourageants (les pouvoirs grisants à utiliser dans les combats), le titre se noie dans une narration insipide et une absence d’identité propre. Tout est générique dans Outriders, qui a simplement le mérite de proposer un contenu complet tout de suite.

La note d’Outriders sur Numerama : 5/10.

Balan Wonderland

Balan Wonderworld // Source : Square Enix
L’univers coloré de Balan Wonderworld. // Source : Square Enix

Balan Wonderworld est un jeu vidéo bizarre qui demande beaucoup, beaucoup d’indulgence pour être apprécié. Il a été conçu par Yuji Naka, l’un des pères de Sonic. Le hic ? Le créateur japonais a oublié d’évoluer et propose une expérience beaucoup trop de la vieille école pour convaincre. Par exemple, le gameplay à un seul bouton à une époque où les manettes en comptent plusieurs est vraiment une fausse bonne idée. En termes d’ergonomie, c’est compliqué.

La note de Balan Wonderworld sur Numerama : 5/10.

The Medium

The Medium // Source : Maxime Claudel pour Numerama
The Medium et sa très chouette ambiance… // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Pour les joueuses et les joueurs Xbox, l’année 2021 a démarré par une exclusivité temporaire : The Medium. Malheureusement, ce jeu narratif teinté d’horreur a eu du mal à assumer son statut. Entre les déplacements rigides, le gameplay qui fait du surplace et le potentiel mal exploité, le soi-disant projet le plus ambitieux de Bloober Team n’invite jamais à l’extase. Et la sortie, quelques mois plus tard, sur PlayStation 5 n’y changera rien.

La note de The Medium sur Numerama : 5/10.

Far Cry 6

Far Cry 6 // Source : Ubisoft
Un nouveau Far Cry. Encore un. // Source : Ubisoft

Ubisoft préfère provoquer la colère des joueurs et celle de ses propres employés en se lançant dans les NFT plutôt que de se remettre en question. Far Cry 6 en est le symbole : ce sixième opus capitalise beaucoup trop sur les mécaniques poussiéreuses de ses prédécesseurs pour tirer la saga vers le haut. Par conséquent, on a l’impression de regoûter à la même recette, simplement dans des environnements différents. En résulte une expérience-vacances, qu’apprécieront éventuellement celles et ceux en quête d’un vaste défouloir aux accents politiques très mal assumés (contrairement à la cruauté animale).

Le duo Battlefield/Call of Duty

Call of Duty: Vanguard // Source : Capture PS5
Call of Duty: Vanguard // Source : Capture PS5

Et si 2021 était l’année du glas pour les licences phares Battlefield et Call of Duty, tout au moins dans leur forme actuelle ? Car force est de reconnaître que ni Call of Duty: Vanguard ni Battlefield 2042 n’ont convaincu. Le premier s’appuie sur une campagne solo risible, tandis que le second cumule les bugs au point d’avoir raté son lancement. Habitués à remporter les suffrages, les deux rivaux toussotent, pendant que Halo retrouve des couleurs avec un épisode Infinite bien plus honnête (et que Fortnite continue de tout casser). À trop vouloir repousser les limites du raisonnable et promettre monts et merveilles, Electronic Arts et Activision se font rattraper par la réalité.