The Medium est désormais disponible sur PS5. Décevant sur Xbox Series X, il profite de son arrivée sur la console de Sony pour exploiter la DualSense. De quoi nous faire changer d'avis ?

À sa sortie sur Xbox Series S et Xbox Series X, The Medium ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable. Pourquoi en reparler aujourd’hui ? Tout simplement parce que la période d’exclusivité dont a bénéficié Microsoft est terminée. De fait, The Medium est désormais disponible sur la PlayStation 5 de Sony. Toutefois, il ne s’agit pas d’un simple portage. Si les joueurs Xbox ont pris un peu d’avance, leurs homologues PlayStation ont droit à quelques bonus grâce à la DualSense — manette bardée de technologies.

Pour un jeu comme The Medium, les apports de la DualSense peuvent davantage appuyer son argument principal : celui de d’abord miser sur l’immersion pour convaincre. Pour rappel, la DualSense intègre deux caractéristiques inédites — un retour haptique pour des vibrations plus précises, et des gâchettes adaptatives. On a donc lancé la version PS5 de The Medium pour voir si la DualSense peut effectivement être un « plus » pour le genre horreur.

Comment The Medium exploite la DualSense de la PS5

Dans The Medium, on incarne Marianne, qui prend part à une enquête lugubre et est parfois en proie à d’étranges visions — jusqu’à faire naître une double réalité. L’atmosphère délétère est-elle renforcée par le retour haptique ? Oui et non. On apprécie les petites secousses quand on ouvre une porte, symbolisant la peur de Marianne de découvrir ce qu’il y a derrière, ou encore les fines vibrations quand on tourne une clé.

En revanche, elles peuvent devenir plus grossières dans certaines situations qui ne s’y prêtent pas du tout (des corbeaux qui s’envolent, le mode vision). Et les développeurs loupent le coche des battements cardiaques quand le pouls de l’héroïne s’accélère (sauf… pendant certaines séquences dédiées). C’est dommage.

Les gâchettes adaptatives ne sont pas du tout employées dans les premières minutes. Leur sollicitation n’intervient que plus tard : celle de gauche oppose une résistante accrue quand on court (matérialisation de la fatigue) tandis que celle de droite se durcit quand on utilise des pouvoirs (exemple : quand on doit charger de l’énergie spirituelle). Ces effets sont très satisfaisants, même si une certaine fatigue peut apparaître sous l’index à la longue (on avait déjà fait ce constat pour le dernier Call of Duty). C’est aussi cela, des sensations augmentées.

The Medium // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Les développeurs ne se sont pas arrêtés aux principales innovations apportées par la DualSense. En effet, d’autres technologies sont employées pour plonger un peu plus la joueuse ou le joueur au cœur de l’action. Il y a le haut-parleur de la manette, qui fait parler certains objets imprégnés d’un écho du passé (le petit plus surnaturel) ou peut faire retentir la sonnerie d’un téléphone. Il y a en outre la barre lumineuse, capable de s’adapter à l’éclairage ambiant. On notera que cette alerte visuelle n’a pas beaucoup de sens, dans la mesure où il vaut mieux regarder l’écran quand on joue.

Pour terminer, The Medium offre deux options de confort supplémentaires : la possibilité de scruter des objets de près avec le pavé tactile et l’opportunité de bouger la caméra à l’aide du gyroscope lors des portions en vue à la première personne. Elles s’ajoutent aux commandes de base, accessibles grâce au stick. À l’arrivée, le studio a tenu à exploiter au maximum toutes les fonctionnalités proposées par la DualSense, avec plus ou moins de réussite et/ou de pertinence. Malgré toutes ces bonnes intentions qui rendent la version PS5 meilleure, force est de reconnaître que The Medium reste une expérience loin d’être aboutie. Ainsi, les artifices de la DualSense peuvent difficilement masquer la pauvreté abyssale du gameplay. Au moins s’acclimate-t-elle parfaitement au genre horreur. On attend juste de meilleurs jeux, désormais.

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