La série The Last of Us, adaptée du jeu vidéo, en dit davantage sur comment le Cordyceps s’est mis à infecter les humains.

Dès le premier épisode, l’adaptation de The Last of Us parvient à étendre la toile narrative construite dans le jeu. Avant de nous projeter dans son monde post-apocalyptique pour suivre le destin de Joel et Ellie, la série de HBO nous immerge dans une fin du monde soudaine, brutale. Ce déroulé des événements est sensiblement le même que dans le jeu. À un détail près : avant le générique, l’adaptation commence par une séquence située dans les années 1960.

On regarde une émission de télé, durant laquelle un épidémiologiste (joué par John Hannah) alerte sur les risques posés, selon lui, par des champignons. Il détaille comment certains d’entre eux peuvent infecter le cerveau des hôtes et modifier leur comportement pour se répandre avant de les tuer. Or, la pandémie à l’origine de l’apocalypse zombie, dans The Last of Us, est liée au Cordyceps. Ce genre de champignons existe bel et bien. C’est un parasite entomopathogène : il infecte notamment des insectes, comme les fourmis. Sauf que, dans le jeu, il a muté de façon relativement inexplicable jusqu’à toucher les humains — et les transformer en « infectés », en zombies féroces.

Les claqueurs dans la série. // Source : Capture YouTube HBO
Les claqueurs dans la série. // Source : Capture YouTube HBO

Des coupures de journaux présentes dans le jeu suggéraient alors une contamination ayant eu lieu notamment à travers l’alimentation — la FDA, organisme de régulation de l’alimentation aux États-Unis, aurait d’ailleurs tenté de nombreux « rappels » de lots pour limiter les infections. Mais sans succès : l’incubation du Cordyceps se situe entre quelques heures et deux jours, une pandémie trop rapide pour être jugulée, a fortiori car les infectés sont rapides et agressifs.

Comment le monde de The Last of Us en est-il arrivé là ? La séquence d’introduction livre une réponse troublante qui ne fait qu’accroître le drame représenté.

The Last of Us et le réchauffement climatique

Durant la séquence télévisuelle, le scientifique explique qu’un tel champignon ne peut pas infecter des humains à ce jour, car il n’est pas capable de survivre aux températures élevées de notre corps. Puis il nuance : si la Terre venait à se réchauffer, alors un champignon pourrait s’adapter à des températures plus élevées et devenir tout à fait viable dans le corps humain. Selon lui, dans ces circonstances, l’humanité n’aurait aucune chance de s’en sortir.

« Si le monde devait se réchauffer rien qu’un peu, alors cela pourrait provoquer une évolution. Le Candida, l’ergot, le Cordyceps, l’Aspergillose — n’importe lequel d’entre eux pourrait être capable de s’enfoncer dans nos cerveaux et de prendre le contrôle non pas de millions d’entre nous, mais de milliards. Des milliards de marionnettes à l’esprit empoisonné… et il n’existe aucun traitement pour cela, aucun moyen de prévention. Ils n’existent pas, il n’est même pas possible de les fabriquer. »

Si le Cordyceps a provoqué l’apocalypse zombie de The Last of Us, c’est à cause du réchauffement climatique. Cela signifie que la menace a toujours été présente, latente, qu’elle n’attendait qu’un déclencheur — un degré en plus. En sous-texte de ce choix narratif : le monde post-apocalytique de The Last of Us a été causé par l’humanité. La tragédie n’en est que pire.

L’épisode 1 de The Last of Us est disponible sur Prime Video en France depuis le 16 janvier.


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