Le saviez-vous ? Stadia n’est pas mort. Et, d’ailleurs, Google n’entend pas en finir avec son service de cloud gaming.

Google Stadia va-t-il mourir ? Google Stadia existe-t-il toujours ? Ces questions paraissent plus que jamais légitimes, alors que le service de cloud gaming, lancé en grande pompe en 2019, ne donne que très rarement signe de vie. À tel point qu’un internaute a directement demandé à la firme de Redmond ce qu’il en était, à l’occasion d’un tweet innocent publié le 29 juillet 2022. La réponse de Google risque de vous étonner.

« Stadia ne va pas fermer. Soyez assurés que nous allons toujours ajouter de nouveaux jeux à la plateforme ainsi qu’à l’abonnement Stadia Pro », a donc répondu la multinationale. Comme s’il y avait vraiment des raisons de penser que c’était le cas. Rendez-vous compte : le dernier Stadia Connect, événement diffusé en ligne pour faire des annonces, date du 14 juillet 2020. Depuis, la chaîne YouTube officielle n’est alimentée que par des bandes-annonces de jeux vidéo.

Google Stadia
Google Stadia. // Source : Google

Google Stadia survit tant bien que mal

Les craintes de voir Stadia disparaître dans un avenir proche sont tout à fait légitimes. Et, en réalité, elles ne datent pas d’hier. En février dernier, Google avait déjà dû rassurer sur l’avenir du service, alors qu’un média réputé avait proclamé sa mort. Le voir réitérer cette communication forcée quelques semaines plus tard prouve qu’il y a quand même un problème dans la manière dont Google partage des informations sur Stadia. Une chose est sûre : on est loin des premiers mois, où les ambitions étaient très élevées. Il fut un temps où le géant de la tech comptait bousculer l’ordre établi, oubliant seulement qu’il faut de la légitimité pour rivaliser avec Sony, Nintendo et Microsoft.

Malgré cette communication qu’on qualifiera, au mieux, d’absente, force est de reconnaître que les abonnés Stadia ont de quoi jouer. Dans un communiqué publié le 26 juillet, Google a annoncé l’arrivée de six nouveaux jeux pour la formule Pro (à 9,99 € par mois), portant le total à une cinquantaine de titres (certes, on est loin du Xbox Game Pass Ultimate). Et une grosse production attendue comme FIFA 23 sortira sur Stadia le 30 septembre — soit en même temps que les autres versions. Bref, le service tente de survivre tant bien que mal, sans être vraiment aidé par Google (qui a abandonné l’idée de proposer des exclusivités).

À l’arrivée, on se demande bien jusqu’où va aller Stadia, alors que certains arguments sont là pour convaincre. Google s’est totalement loupé dans son positionnement, et c’est un boulet qu’il traîne toujours à l’heure actuelle. Il n’empêche, Stadia se rapproche de son troisième anniversaire. Une petite prouesse.