Le téléphone est attendu par les proches de la marque scandinave depuis que Microsoft a abandonné les mobiles Nokia. Un « flagship » Android a longtemps couvé pour enfin se dévoiler ce jeudi. Après un retour au MWC marqué par le médiocre 3310, le constructeur rempile avec un Nokia 8, d'une toute autre substance.

Pour les plus indiscrets, le Nokia 8 ne revêtait plus de grands secrets, sa découverte s’étant faite, comme le veut désormais la tradition, au travers des fuites et rumeurs diverses et variées. Il faut ajouter que le smartphone était alors attendu par de nombreux observateurs du marché puisqu’il incarne le premier retour de Nokia sur le segment haut de gamme, depuis les déconvenues avec Microsoft.

Après la revente en pièces détachées du géant scandinave, la marque semblait finie. Mais c’était sans compter sur l’attachement des clients à la firme qui s’est traduit par différentes aventures : celle de HMD bien sûr, dont il est question aujourd’hui, mais également celle de Jolla dont on a moins entendu parler, mais qui venait rappeler qu’il existait, même à l’ère-smartphone, une vision Nokia du téléphone.

C’est de cette vision que le Nokia 8 se veut l’héritier. HMD, entreprise scandinave derrière le retour de la marque qui connecte les gens a voulu s’adresser autant au passé qu’au marché tel qu’il est : avec un smartphone haut de gamme aux caractéristiques classiques et aux inspirations multiples. Après le 3310 du MWC, qui était accompagné par des entrée et milieu de gamme (les Nokia 3, 5 et 6), il était temps de s’essayer au cœur du métier, la création du flagship. 

L’appel du nord

Doté d’un écran 5,3 pouces, ce Nokia 8 se dévoile d’abord sous des aspects classiques : un lecteur d’empreinte rectangulaire, deux touches tactiles, une façade légèrement étirée. Il peut à la fois rappeler le HTC U11 et se confond sans mal avec n’importe quel autre modèle au design simple.

Seul le revers de l’appareil semble trouver sa signature grâce à une disposition originale pour l’appareil photo, qui rappelle encore HTC et OnePlus, mais aussi les vieux Nokia sous Windows.

Siglé Zeiss, le smartphone se veut un photophone dans la tradition scandinave — il est d’ailleurs à noter qu’il dispose, caractéristique presque classique de nos jours, de deux capteurs photo. En outre, la coque est un mélange d’aluminium simple et d’une sorte de verre couvrant sur l’arrière qui, encore, rappelle le HTC U11. Le choix des couleurs se porte également vers des teintes singulières, pâles et relevées par l’éclat du verre. Nokia dispose ainsi d’un corail, d’un bleu nuit profond et d’un gris souris.

Dans les entrailles de l’appareil, on retrouve des composants de bonne qualité de l’année : un Snapdragon 835 qui a largement fait ses preuves depuis sa sortie, ici en duo avec une RAM de 4 Go. On trouve un stockage de 64 Go minimum ainsi qu’une batterie de 3090 mAh. Notons que l’appareil photo fonctionne grâce à un système qui met à profit un capteur RVB et un capteur monochrome à l’instar de Huawei, les optiques disposant chacun de 13 mégapixels. Enfin, l’écran de 5,3 pouces du smartphone est QHD (2 560 x 1 440 pixels).

Les fioritures sont absentes de ce Nokia 8 qui fournit sur le papier un compromis tout à fait acceptable pour l’automne 2017. À mi-chemin entre un OnePlus 5 et un HTC, le Nokia 8 risque de charmer de nombreux clients avec un appareil simple quoi qu’un peu cher (599 €) qui se révélera tout à fait en septembre, mais qui semble être le mobile passe-partout et sobre que l’on attendait des Scandinaves.

Partager sur les réseaux sociaux