Le gouvernement iranien a fait part de ses intentions quant à la date de son premier vol spatial habité par l'homme. Le pays, qui souhaite envoyer un homme dans l'espace dans huit ans, forme dès à présent ses pilotes les plus qualifiés à cette fin.

L’espace est devenu un business comme les autres. Il n’est donc pas surprenant de voir certains pays revendiquer leur part de ce (gigantesque) gâteau, en rattrapant le retard pris par rapport à de grandes puissances spatiales comme les États-Unis ou la Russie.

Depuis quelques années, l’Iran poursuit ainsi son propre programme spatial. En 2013, le pays a envoyé deux singes dans l’espace. Aftab, d’abord, qui s’est envolé au mois de janvier à une altitude de 120 kilomètres, à bord d’une fusée Pishgam, avant de revenir sans une égratignure sur Terre. En décembre de la même année, le singe Fargam a lui été envoyé dans l’espace, dans le cadre d’un programme destiné au vol spatial habité.

Deux pilotes bientôt sélectionnés

Désormais, l’Iran a fait connaître sa volonté d’envoyer un homme dans l’espace d’ici huit ans. Fat’hollah Ami, en charge du Centre de recherche aéronautique, intégré au Ministère iranien de la Science, de la Recherche et des Technologies iranien, a précisé qu’un vol spatial habité par l’homme était parmi les objectifs du programme spatial iranien.

Omid, le premier satellite iranien lancé en 2002. CC Mardetanha

« Nous avons eu de sérieuses négociations avec des centres spatiaux russes et ils devraient nous donner leur réponse finale », a déclaré Fat’hollah Ami, avant d’ajouter, « à l’heure actuelle, dix pilotes iraniens hautement qualifiés suivent des formations spéciales. Nous en choisirons deux d’entre eux pour effectuer des vols longue distance dans l’espace. »

De sérieuses négociations avec les centres spatiaux russes

Par ailleurs, les deux singes qui avaient été envoyés séparément dans l’espace viennent de donner naissance à un bébé. Les chercheurs du centre étudient désormais les effets du voyage spatial sur le singe nouveau-né.

Certes, l’Iran est encore à l’heure actuelle loin d’égaler les programmes spatiaux des États-Unis, de la Russie, de l’Europe ou de la Chine. Néanmoins, ces puissances spatiales devront peut-être, dans un avenir proche, composer avec les ambitions d’autres nations — l’Inde, par exemple, a lancé en juin dernier sa plus grosse fusée jamais construite.

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