Le pic d'activité des Léonides, un essaim d'étoiles filantes, est prévu dans la nuit du 18 au 19 novembre. D'où viennent-elles ? Voici comment les observer dans le ciel.

Presque un mois après les Orionides, il devrait être possible de contempler un autre essaim d’étoiles filantes. Le lundi 18 novembre 2019 sera le jour du pic d’activité des Léonides. Si le ciel est dégagé, l’occasion sera parfaite pour tenter de les observer.

Comment repérer cet essaim dans le ciel ? D’où viennent les Léonides ? Voici quelques explications pour profiter au maximum du spectacle.

Comment observer les Léonides ?

Premier conseil : « bien se couvrir ! », recommande Florent Deleflie, astronome à l’Observatoire de Paris, interrogé par Numerama. Le spécialiste explique que les Léonides sont l’un des plus célèbres essaims d’étoiles filantes, après les Perséïdes en été. Les Léonides sont observables dans le ciel d’hiver. On distingue le ciel d’hiver, de printemps, d’été et d’automne car pendant l’année, « le Soleil ne pointe pas dans la même direction. Autrement dit, ce qui se lève à l’est change au cours de l’année », poursuit l’astronome.

Le radiant des Léonides, c’est-à-dire l’endroit du ciel d’où les étoiles filantes semblent émaner, se trouve dans la constellation du Lion. C’est une constellation du zodiaque. « Le Lion se lève vers minuit en direction du nord est », indique Florent Deleflie.

Le radiant des Léonides, vu de Paris le 19 novembre à 1h30. // Source : Capture d’écran The Sky Live, annotations Numerama

Au cours de la nuit, la constellation se déplace dans la direction du sud est. Le Lion monte de plus en plus haut dans le ciel. « En milieu de nuit, la constellation sera à mi-chemin entre l’horizon et le zénith », détaille l’astronome. L’horizon désigne la ligne où le ciel semble rejoindre la terre (en supposant qu’il n’y ait pas d’obstacle supplémentaire à la vue, comme des bâtiments ou de la végétation). Le zénith désigne le point de la sphère céleste situé à la verticale (au-dessus de votre tête).

Une manière de trouver la constellation du Lion est de chercher d’abord celle de la Grande Ourse. Megrez et Phecda sont deux étoiles qui dessinent un des côtés de cette célèbre « casserole » (le côté le plus proche du manche). Imaginez que ces deux astres sont reliés par une ligne qui se prolonge sous la casserole. Elle mène tout droit vers Régulus, une des étoiles du Lion.

Une astuce pour trouver la constellation du Lion. // Source : Capture d’écran Google Sky, annotations Numerama

Le spectacle est à contempler jusqu’au lever du Soleil, qui se lèvera à 8h06 le 19 novembre 2019. Pour observer les Léonides, privilégiez un lieu le moins éclairé possible. Comme d’habitude avec les étoiles filantes, il n’est pas nécessaire d’utiliser un instrument. Laissez environ 30 minutes à vos yeux pour s’habituer à l’obscurité et patientez. Vous pouvez même vous allonger pour avoir une meilleure vue du ciel.

D’où vient cet essaim d’étoiles filantes ?

Les Léonides sont provoquées par le passage de la Terre dans la traînée de poussières laissée par un corps : la comète 55P/Tempel-Tuttle. Elle porte les noms de ses deux découvreurs, Ernst Tempel et Parnell Tuttle, qui la virent respectivement en 1865 et 1866. Il faut 33 ans à la comète Tempel-Tuttle pour faire un tour autour du Soleil. C’est une comète assez petite : son noyau mesure 3,6 kilomètres.

Chaque année, la Terre traverse la zone où se trouvent les débris que la comète répand. Les particules heurtent l’atmosphère de notre planète et se désintègrent en créant des traînées lumineuses, résume la Nasa. Les Léonides sont actives du 6 au 30 novembre. Lors du pic d’activité de l’essaim, « on peut voir une dizaine d’étoiles filantes par heure », nous précise Florent Deleflie.

La comète Tempel-Tuttle est à l’origine des Léonides. // Source : Capture d’écran Meteors Showers

En terme de quantité, les Léonides ne sont pas l’essaim le plus impressionnant : à titre de comparaison, on peut observer entre 50 et 100 météores par heure lors des Perséïdes. Néanmoins, ces étoiles filantes étonnent par leur rapidité : elles se déplacent à une vitesse de 71 kilomètres par seconde. C’est plus que les Perséïdes, qui se déplacent à la vitesse de 59 kilomètres par seconde.

Vous savez désormais tout ce qu’il faut pour observer les Léonides ce lundi, si la météo le permet. Si vous aimez regarder le ciel, sachez que la rédaction de Numerama propose un calendrier des événements astronomiques à ne pas manquer. Il reste encore des choses à voir jusqu’à la fin du mois de novembre. Bonne observation !

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