Lors de l'été 1977, le scientifique Jerry Ehman découvre une étrange fréquence radio en observant l'espace, incomparable à ce qui avait pu être enregistré à l'époque. Un phénomène qui appuyait alors la thèse d'une activité extraterrestre. Quarante ans plus tard, l'astronome américain Antonio Paris s'est penché sur la question pour découvrir qu'il ne s'agit finalement que d'un phénomène naturel.

La question de la vie extraterrestre ne cesse de hanter les esprits du monde entier et de nourrir les œuvres de science fiction depuis des décennies. Aucune preuve formelle de l’existence d’une telle forme de vie n’est encore parvenue au public, mais les phénomènes étranges et mystérieux pullulent, faisant ainsi vivre le mythe. Parmi ces observations inexpliquées, on peut compter sur la découverte du signal « Wow  ».

Ce signal radio fut découvert le 15 août 1977 par le Dr. Jerry Ehman. À l’époque, il était impossible de rapprocher cette fréquence enregistrée — 1 420.25 MHz — à un quelconque corps céleste connu. Le scientifique en a alors conclu qu’il devait être la manifestation d’une forme de vie extra-terrestre et qu’il venait de croiser le chemin d’aliens. C’est ainsi que la fréquence « Wow  » est devenu un argument de poids concernant leur existence… jusqu’à aujourd’hui.

La comète Tchouri.

Fréquence Wow : du gaz provenant de la queue d’une comète

Près de 40 ans plus tard, le professeur Antonio Paris, astronome de l’université de St. Petersburg en Floride, s’est alors penché sur cette fréquence « Wow » en réalisant une étude à partir de sa propre hypothèse datant de 2016. Celle-ci avançait que cette fréquence pourrait être issue du gaz produit par la trainée d’une comète. Pendant toute une année, le chercheur a ainsi observé près de 200 spectres de comètes, pour finalement en trouver une particulière, 266/P Christensen, émettant la même mystérieuse fréquence de 1 420.25 MHz.

L’ensemble des données récoltées sur ces 200 comètes ont ensuite été de nouveau confirmées par l’observation aléatoires de trois comètes, issues de la base de donnée JPL Small Bodies fournie par la Nasa. Trois corps dont le gaz produit a révélé la présence de la même fréquence, validant définitivement la thèse d’une origine naturelle et non pas un signe de vie extraterrestre.

Déception pour Jerry Ehman et ses fidèles, qui pouvaient y voir un début de preuve de l’existence d’autres formes de vie intelligente dans les vastes étendues de l’univers. Cette étude — qui sera publiée cet été dans la prestigieuse publication de la Washington Academy of Sciences — fait office d’exemple à suivre pour ces phénomènes inexpliqués, souvent déchiffrables des années après leur observation.

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