La Nasa a de grandes ambitions pour Mars ; mais pour espérer atteindre la planète rouge, il faudra peut-être recharger les batteries en chemin. Des étudiants américains ont imaginé que le satellite de la Terre pourrait accueillir une sorte de station service. Ils ont tout prévu.

Ah, la Lune. Pour nous autres humains, c’est un astre unique par bien des aspects. Le seul satellite naturel de la Terre est aussi le seul objet non terrestre que l’humanité a foulé : cet honneur est revenu à Neil Amstromg en premier, le 21 juillet 1969.  Depuis, une poignée d’astronautes ont marché dans ses pas.

Aujourd’hui, les agences spatiales européenne et chinoise veulent faire de la Lune une escale qui permettra d’explorer Mars. Or, elles ne sont pas les seules à avoir de telles espérances pour notre si sympathique satellite : d’autres envisagent carrément d’y percher une véritable station service.

Une halte pour remplir le réservoir

La Nasa ne cache pas ses plans de concevoir une station spatiale qui devrait tourner en orbite autour de la Lune. Au début de la décennie 2030, elle devrait servir de terrain de rassemblement pour les missions en direction de Mars. Alors, à quoi pourrait bien ressembler cette plateforme lunaire ?

Eh bien, justement, on ne le sait pas encore. C’est pour cette raison que le California Institute of Technology a récemment accueilli un événement un peu particulier, le 2017 Caltech Space Challenge. À cette occasion, les étudiants du monde entier ont pu proposer leur propre version de la station de lancement que la Nasa ambitionne d’installer un jour sur le sol lunaire.

Du combustible à base de glace

Comme le souligne The Conversation, certains de ces étudiants ont suggéré de créer plusieurs petites bases robotisées à la surface de la Lune. Leur fonction serait de fabriquer du combustible liquide pour les fusées, à partir de la glace, pour transférer cette source d’énergie au vaisseau spatial en orbite autour de la Lune.

L’endroit le plus propice pour installer cette station service interplanétaire serait le point de Lagrange entre la Terre et la Lune, soit l’endroit exact où les forces gravitationnelles de deux astres sont égales et s’annulent. Cette stabilité rendrait ce lieu propice à l’arrêt de la station.

Une station service à l’endroit exact où les forces de la Lune et de la terre s’annulent

La station service lunaire, qui n’existe pour l’instant que dans la tête de quelques étudiants — néanmoins tout à fait astucieux et brillants –, est ainsi décrite comme « un premier petit pas vers le saut géant pour faire de l’humanité une civilisation interplanétaire. »

Si l’ambition est louable, rappelons tout de même qu’elle consiste à exploiter les ressources naturelles d’un corps céleste, alors que nous avons déjà pu observer les conséquences d’une telle exploitation sur notre propre planète.

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