Un collectif d'artistes a installé plus de 1 000 lumières rouges sur les arbres d'une forêt aux Pays-Bas. Ensemble, ces « Pixies » forment un « organisme numérique » dont la lumière évolue en fonction de leur environnement.

Si vous vous promenez actuellement dans la province de la Drenthe, au nord-est des Pays-Bas, vos pas vous porteront peut-être dans une forêt quelque peu surprenante. Chaque nuit, ses arbres sont illuminés par des milliers de petits dispositifs rouges : ensemble, ces lumières forment un « organisme numérique. »

C’est en tout cas le nom que donne WERC, un collectif d’artistes néerlandais, à cette installation plutôt inhabituelle. L’objectif des artistes Joachim Rümke, Olav Huizer et Jelle Valz est en effet de connecter les mondes physique et numérique à travers ce dispositif.

Pour cela, ils ont installé ce qu’ils appellent des « Pixies » — des lampes fonctionnant avec une pile — sur une petite planche de bois en forme de losange, elle-même fixée à un arbre. L’objet contient un microprocesseur, qui envoie des signaux aux autres lampes.

Knelis

Une « intelligence de groupe »

Par groupe de huit personnes, les visiteurs peuvent déambuler dans la forêt. Ils sont eux-mêmes équipés de lumières Pixies pendant leur expédition : dès qu’une lumière fixée à un arbre détecte leur présence, elle s’allume.

« Avec Pixi, nous voulons savoir si un phénomène naturel technique peut imiter les esthétiques complexes de la nature, et si l’installation peut interagir avec cette nature. Le Pixi a été conçu pour être autosuffisant, il est capable de survivre dans un environnement naturel. Les Pixies font leurs propres choix, mais ils sont aussi influencés par des facteurs environnementaux dans la nature », explique le collectif d’artistes sur son site.

Les lumières sont influencées par leur environnement

Les artistes ajoutent qu’en prenant un peu de recul pour regarder leur installation, l’observateur attentif pourra voir apparaître une « intelligence de groupe […] supérieure à la somme de ses parties. » Au total, 1 250 lumières ont été installées dans cette forêt ; l’intensité de leur lumière a été ajustée de manière à réduire l’impact de leur pollution lumineuse.

WERC propose ainsi une installation artistique avec une visée que l’on pourrait lire comme écologique. Dans un esprit similaire, un artiste californien proposait récemment à ses auditeurs d’écouter le son du réchauffement climatique.

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