Au lendemain de la charge de Christopher Nolan contre le modèle de diffusion en salle de Netflix, Will Smith a pris la défense du géant du streaming. L'acteur, qui joue dans le prochain blockbuster du géant du streaming, estime que la diffusion classique en salle et le streaming de Netflix peuvent coexister.

Netflix n’a même pas besoin de répondre aux critiques de Christopher Nolan concernant son manque de soutien à la distribution en salle de ses propres films (diffusés en streaming simultanément) : Will Smith est monté au créneau pour défendre le géant du streaming, que ses détracteurs accusent de condamner l’industrie cinématographique.

Contrairement à Christopher Nolan, la position de l’acteur n’est pas totalement neutre puisqu’il joue dans le prochain long-métrage à gros budget de Netflix, le thriller fantastique Bright, dont il assurait justement la promotion au San Diego Comic Con.

Celui qui incarne un policier de Los Angeles chargé de protéger une baguette magique menacée par des êtres surnaturels dans cette production à près de 100 millions de dollars — la plus coûteuse de l’histoire de Netflix — estime que la diffusion classique en salle et celle en streaming peuvent coexister : « J’ai des enfants de 19, 16 et 25 ans à la maison et les films qu’ils vont voir au cinéma ne concordent pas vraiment avec ceux qu’ils regardent sur Netflix. Ils vont au cinéma le week-end et regardent Netflix pendant la semaine. »

Netflix, garant d’une plus grande liberté créative ?

L’acteur reprend ainsi un argument déjà avancé en mai dernier, lorsqu’il avait défendu Netflix à Cannes en pleine polémique autour de son dernier long-métrage, Okja, et de sa place dans la compétition officielle du festival.

Le réalisateur de Bright, David Ayer, qui connaît bien Will Smith pour avoir déjà travaillé avec lui sur (le très critiqué) Suicide Squad, a lui aussi pris la défense de Netflix : « J’ai pu faire le film que je voulais. Netflix va réussir à attirer de nombreux talents parce qu’il soutient vraiment [ses projets]. » Aux yeux de Will Smith, la liberté créative offerte par Netflix reste son plus grand atout : « Je suis sûr que ça s’arrêtera bientôt, mais [Netflix] vous donne de l’argent et vous laisse faire votre film. »

Si David Ayer n’a pas souhaité développer plus en détail les différences potentielles entre une version du film produite par les studios et celle de Netflix, Will Smith estime pour sa part que le plus gros changement aurait tenu à la classification de Bright : « Netflix peut produire un film [visionnable par les moins de 17 ans uniquement s’ils sont accompagnés] pour 170 millions de dollars. Les studios ne peuvent pas le faire si le cadre [en charge] compte toujours avoir son poste le lundi suivant. Quand ils font un film si coûteux, ils doivent élargir le public donc le faire passer dans la catégorie ‘déconseillé au moins de 13 ans’. »

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