Convergence oblige, il était logique qu’après la fusion de leurs activités sous les mêmes bannières, les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs de télécommunication fixe et mobile se regroupent au sein d’un même groupe de pression. C’est chose faite avec la création de la Fédération Française des Télécoms (FFT), qui regroupe l’Association des Fournisseurs d’Accès à Internet (AFA), l’Association française des opérateurs de réseaux et de services de télécommunications (Aforst), et l’Association française des opérateurs mobiles (Afom).

La FFT sera présidée par Franck Esser, le PDG de SFR, et dirigée par Yves Le Mouël, le directeur coordination de France Télécom. Le nouveau lobby est appelé à prendre une telle puissance que même Free, qui refuse depuis 2002 d’être membre d’une association professionnelle, a décidé de se joindre à la Fédération aux côtés de Bouygues Télécom, Colt, France Telecom, Neuf Cegetel, Numéricable et SFR.

Forte de sa représentativité, la FFT sera l’interlocuteur unique du patron de la Fnac Denis Olivennes dans ses auditions des professionnels des télécoms en vue de son rapport sur la lutte contre le piratage. Elle devra également intervenir sur de nombreux sujets chauds, dont la question du dividende numérique et du déploiement de la télévision mobile personnelle (TMP), celle de la tarification des hotlines et des services surtaxés, ou encore de la durée maximale des contrats d’abonnements, que l’Etat souhaiterait ramener à 12 mois.

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