Steve Ballmer est sur le départ. Le PDG de Microsoft quittera ses fonctions d'ici un an, le temps qu'un successeur soit embauché. L'homme paie probablement l'incapacité du groupe à s'adapter à la nouvelle donne du mobile et au manque d'entrain du public pour Windows 8. Mais l'homme a toutefois réussi sur d'autres plans, notamment dans le jeu vidéo.

La nouvelle est tombée aujourd'hui. L'ineffable Steve Ballmer, dont le style légendaire n'est plus à démontrer, va prochainement quitter ses fonctions chez Microsoft. Le PDG américain restera encore en poste pendant un an, le temps que la firme de Redmond lui trouve un successeur. L'homme, qui a reçu la légion d'honneur en 2011, aura dirigé Microsoft pendant treize ans.

Si elles ne sont pas exposées dans le communiqué de presse publié ce vendredi, les raisons ayant conduit le conseil d'administration a initié ce changement de direction seront inévitablement discutées, évaluées, comparées. Mais le retard accumulé dans le secteur mobile (smartphones, tablettes) et la difficulté du groupe à revenir dans la course ont certainement pesé lourd dans la balance.

Du côté des tablettes numériques, on ne peut pas vraiment dire que les produits estampillés Microsoft ou équipés de Windows 8 soient très courus. Idem du côté des smartphones, même si la tendance est plus satisfaisante, avec une part de marché de Windows Phone 8 sous la barre des 9 %. Et que dire également de la frilosité du public à l'égard de Windows 8, dérouté par certains choix ergonomiques ?

Est-ce à dire que la présidence Ballmer n'a été qu'une série d'échecs ? Non, bien sûr. Le succès commercial de Windows 7 est indéniable. Dans le jeu vidéo, Microsoft a réussi à s'imposer face aux géants japonais avec la Xbox puis la Xbox 360. Les logiciels et les services en ligne du groupe restent encore très présents dans le quotidien et se déploient, à l'image d'Office 365 pour Android et iOS.

Un mois auparavant, Microsoft annonçait une vaste réorganisation interne.

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