Alors que le Parti socialiste a présenté ses principales orientations en matière de politique numérique, l'UMP n'a encore présenté aucun projet particulier. Le président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar, a néanmoins indiqué qu'il allait auditionner les principaux acteurs de l'économie numérique. Les lois pénales liées à la culture numérique devraient a priori être soutenues.

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, quel sera le programme de l’UMP en matière de politique numérique ? Si pour l’heure aucun projet concret n’a émergé du côté de la majorité, Benjamin Lancar a assuré au micro d’Europe 1 que son parti s’est mis au travail. Le président des Jeunes Populaires compte notamment auditionner « les acteurs de l’économie numérique, comme Google« .

Dans ce travail, Benjamin Lancar – également secrétaire national en charge des nouvelles économies – sera épaulé par la députée UMP Laure de la Raudière. Secrétaire nationale au numérique au sein de la majorité présidentielle, elle a notamment contribué à l’élaboration du rapport parlementaire consacré à la neutralité du net, avec la députée socialiste Corinne Erhel.

Convaincre les Français dans le domaine de la politique numérique sera une tâche éminemment compliquée pour l’UMP, tant le gouvernement s’est montré clivant dans ce domaine. Depuis plusieurs semaines, le parti essaie donc de soigner son image. Benjamin Lancar a ainsi assuré que le parti présidentiel n’avait pas de problème avec Internet, malgré des lois toutes plus contestées les unes que les autres.

Sur Hadopi, véritable symbole de la présidence de Sarkozy en matière de numérique, le président des Jeunes Populaires a ainsi confié « qu’il y a eu des interrogations au sein même des jeunes de l’UMP« . « On a choisi de soutenir [la loi] avec quelques modifications, le but était quand même de protéger les artistes, au moins ce but là était clair et il n’y avait pas d’autre objectif, le but n’était pas de pourrir la vie des internautes« .

Le soutien des Jeunes Populaires envers la Hadopi fut toutefois très relatif, puisqu’il a fallu recadrer rapidement les jeunes militants de l’UMP. On se souvient par ailleurs d’un sondage qui avait mis en lumière le rejet de la riposte graduée par 86 % des votants. Pendant un moment, c’était à se demander s’il n’y avait que Benjamin Lancar qui avait foi dans ce texte, déclarant qu’il protégeait la liberté d’expression.

Du côté de l’opposition, les propositions du Parti socialiste sont désormais connues. Baptisé « Egalité numérique », le programme proposé par les socialistes vise à inventer les nouveaux modèles démocratiques de l’économie de la culture et de l’information qui ne passent ni par Google, ni par Hadopi, ni par l’ingérence du politique dans l’audiovisuel public.

Sur la question plus précise de la riposte graduée, le document de synthèse du Parti socialiste pour l’élection présidentielle évoque l’abrogation des lois pénales liées à la culture numérique. Ce document promet donc la suppression de la riposte graduée instaurée par la loi Hadopi. Reste à savoir si le candidat qui portera ce projet l’appliquera entièrement. Or, l’un des prétendants les plus sérieux a une position plus mesurée.

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