Avec une telle franchise célèbre dans le monde entier et appréciée par des générations de joueurs, Dungeons & Dragons Online (DDO) était promis à un bel avenir face à son concurrent World of Warcraft. Mais l’éditeur Turbine s’est d’abord heurté au porfefeuilles des joueurs, peu enclins à payer un abonnement mensuel supplémentaire pour jouer à un nouveau jeu massivement multijoueurs. L’an dernier, il a donc décidé de changer totalement de modèle économique, et de rendre son jeu gratuit.

Un suicide commercial ? Bien au contraire. Depuis cette décision, DDO a doublé sa base de joueurs avec un million de nouveaux inscrits, et multiplié par cinq ses revenus. En rendant l’accès au jeu gratuit, il a convaincu de nombreux joueurs de l’essayer et de se laisser emporter par l’univers de Donjons & Dragons. Contrairement à la plupart des MMO gratuits, Turbine a voulu rendre son jeu agréable y compris pour les joueurs qui ne payent pas, et simplement faciliter la vie des joueurs qui décident d’acheter en argent sonnant et trébuchant des potions ou d’autres items non indispensables au jeu. Les joueurs peuvent aussi obtenir un statut VIP s’ils décident de s’abonner, ce qui leur donne une aura particulière dans la communauté.

Le jeu est apparemment suffisamment bien équilibré pour que les joueurs qui payent n’aient pas d’avantages qui rendent le jeu inintéressant ou trop difficile pour ceux qui ne payent pas. Et la recette fonctionne.

Blizzard avait lui aussi songé à faire de World of Warcraft un jeu gratuit, mais uniquement financé par la publicité. Il y a renoncé après une étude de marché. Etant donné le succès et les millions de dollars que le titre génère, il est peu probable qu’il imite aujourd’hui le modèle de DDO. C’est l’avantage du leader du marché, qui a pu depuis longtemps rendre les joueurs accros.

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